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IL AFFIRME SOUTENIR BOUTEFLIKA JUSQU'AU 28 AVRIL

Belkacem Mellah: "Je ne quitte pas le navire"

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Dans cette ambiance politique électrique marquée par des revirements inattendus et des déballages au sein des partis dirigeants, il faut une bonne dose de témérité pour continuer à soutenir le président Bouteflika.

Alors qu'on assiste à une foudroyante levée des orages au sein de la désormais ex- majorité présidentielle, alors que les bruits de vestes se font entendre, Belkacem Mellah, membre fondateur du RND et membre de la direction de campagne de Bouteflika, brave la tempête, refuse de quitter le navire et exprime ouvertement son soutien à Abdelaziz Bouteflika. «Je ne l'abandonne pas en cours de chemin», a-t-il déclaré au site électronique TSA. «Je reste discipliné comme un soldat», insiste-t-il ajoutant que «Bouteflika est un moudjahid, il s'est engagé à partir.» Mellah en veut surtout à ceux qui se renient citant son parti, le RND et le FLN. «Je rappelle que les partis comme le RND et le FLN ont appelé le président à se présenter pour un cinquième mandat. Pourquoi, ils n'ont pas continué le chemin avec lui?», s'est interrogé l'ancien secrétaire d'Etat à la Jeunesse sous le gouvernement Sellal en 2012. «Je dénonce ceux qui disaient «Fakhamatou al rais» et qui le lâchent aujourd'hui», a-t-il regretté. Dans cette ambiance politique électrique marquée par des revirements inattendus et des déballages au sein des partis dirigeants, il faut une bonne dose de témérité pour continuer à soutenir le président Bouteflika. C'est ce que fait Belkacem Mellah. Mais en habillant saint Paul, il déshabille saint Pierre. C'est un réquisitoire perlé d'accusations qu'il a livré contre l'ancien secrétaire général de son parti, Ahmed Ouyahia. «Ouyahia avait le pouvoir de prendre des décisions. Je l'aurais salué s'il avait déclaré qu'il avait commis des erreurs et qu'il quittait le gouvernement pour rejoindre le mouvement populaire», a-t-il déclaré. Il enfonce le clou: Ouyahia a servi l'État pendant vingt-cinq ans, c'est l'âge de la génération qui est dans la rue. Les partis comme le FLN et le RND se sont fermés sur eux-mêmes. Les mêmes têtes tournent à l'APN, au Sénat et ailleurs.» L'offensive de Mellah n'est pas innocente. Ses ambitions, par ailleurs légitimes, sont claires: il n'a pas renoncé à prendre les rênes du parti. Il faut rappeler qu'en 2016, Belkacem Mellah a été le seul à se porter candidat contre Ahmed Ouyahia à la tête du parti. Il exprime ce désir d'ailleurs clairement quand il appelle à la tenue d'un congrès extraordinaire «rassembleur» du RND, dans les semaines à venir. «Nous voulons l'organiser entre le 4 et le 15 avril 2019. Nous sommes déjà 500 à le réclamer. Nous aspirons à faire revenir tous les militants et élus du parti»... A ces exclusions, Ouyahia est également accusé d'avoir livré le parti à des puissances d'argent: «Ouyahia a livré les bureaux de wilayas du parti à des commerçants. Il a chargé Abdesselam Bouchouareb de la gestion du parti pendant plusieurs années. Bouchouareb a attiré les gens fortunés vers le parti», a soutenu Belkacem Mellah avant d'appuyer encore: «Le RND a été loué à ceux qui ont de l'argent, venus pour leurs intérêts personnels uniquement. Aujourd'hui, je dis aux fondateurs que le RND ne meurt pas.» Voilà donc la guerre de succession ouverte au RND.

Le secrétaire d'État auprès du ministre français des AE
«Nous serons aux côtés du peuple algérien»
Invité de France Bleu Provence matin, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État auprès du ministre français des Affaires étrangères, a donné, hier, des nouvelles de l'état de santé du président Abdelaziz Bouteflika. «Les images que nous avons vues montre quelqu'un qui est diminué physiquement mais qui a toutes ses facultés intellectuelles», a indiqué M. Lemoyne précisant que «nous, Français, devons peser au trébuchet nos mots, parce que tout est parfois amplifié et déformé.» «Notre relation est dense et complexe. Nous serons aux côtés du peuple algérien, aujourd'hui comme demain, quels que soient les choix qu'il fait», a conclu Jean-Baptiste Lemoyne.

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