Accueil |Nationale |

L'IMBROGLIO QUI FRAPPE LES INSTITUTIONS ET LES ATTENTES DE LA RUE

Quelles issues concrètes au statu quo?

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
les marches ne s'arrêtent pasles marches ne s'arrêtent pas

Il y a des efforts qui sont exprimés en dehors de l'establishment du système, qui se propose comme une issue pour remédier à la situation de crise institutionnelle qui plane sur l'Etat et la nation.

L'évolution de la scène politique nationale s'accélère de façon «exponentielle», la cadence du processus est inédite, ce qui renseigne sur la profondeur et l'importance capitale que requiert la dynamique populaire née depuis le 22 février et la succession des marches historiques qui ont provoqué un tsunami à l'origine de cette nouvelle donne politique qui vient d'affecter les structures du système et de ses succédanés.
Les atermoiements persistent au niveau des variantes constituant la lame de fond du régime, mais une certaine résistance tactique s'affiche en plein jour comme une espèce de tentative de repêcher le système via des subterfuges et des ruses dans la perspective de se maintenir ou de rééquilibrer les enjeux avec l'objectif de faire perdurer quelques ressorts des partisans du président sortant, qui ne veut pas bien écouter la voix et le message de la rue qui lui demande de partir illico presto. Le président sortant fait preuve d'ankylose après plusieurs rappels à l'ordre par des millions d'Algériens sortis dans la rue pour le sommer de quitter «les lieux», c'est-à-dire de démissionner pour enfin reconstruire à nouveau une IIe République aux antipodes de ce qui existait avant. Or, le président sortant veut gagner de temps croyant que la rue va connaître une espèce d'essoufflement probable, mais sa démarche est en train d'enfoncer les institutions et l'Etat, droit dans le mur sans se soucier outre mesure quant à la stabilité du pays. C'est l'impasse qui se profile.
Dans ce sens qui a trait à l'impasse et aux mécanismes susceptibles de répondre au contexte politique et institutionnel en termes d'instruments et d'artifices en mesure de remettre sur les rails l'édifice constitutionnel et institutionnel de l'Etat, il y a des initiatives qui s'enchevêtrent, mais sans que cela puisse se proposer comme une démarche idoine et concrète pour entamer en urgence un nouveau processus capable de recentrer le fonctionnement constitutionnel et éviter le scénario du chaos et de la paralysie des institutions. Le président sortant s'agrippe et il veut selon toute vraisemblance achever son mandat, mais toute cette «pérégrination» semble participer dans le pourrissement de la situation politique qui est déjà affectée avec ce jeu scabreux qui fait durer le temps de la crise institutionnelle alors que le pays est au bord d'un dérapage aux conséquences incontrôlables. il y a une démarche qui émane du professeur Ahmed Mahiou, directeur de recherche émérite au Cnrs, chercheur à l'Ineram et juge ad hoc à la Cour internationale de justice, lequel propose un solution en douze points dans la perspective de renouer avec la vie constitutionnelle et opérer un processus de transition en s'arrimant à la nouvelle dynamique de changement imposée par la mobilisation sans précédent de la rue d'une manière pacifique. Le professeur Ahmed Mahiou propose que «fin de mandat du Président actuel le plus tôt possible, au maximum à la date normale prévue par la Constitution», dans le même sillage et pour rendre à la Constitution sa véracité institutionnelle, il souligne dans son sens que «pour rester dans le respect de la Constitution violée, celle-ci prévoit le remplacement du Président par le président du Sénat pendant une période de trois mois», c'est une reconnaissance de facto que la Constitution a été bel et bien piétinée par le président sortant. L'un des points qui se veut comme une issue dans le but d'asseoir les critères d'une période de transition c'est la «mise sur pied d'un collège provisoire (comité, conseil ou autre) d'environ 50 à 100 membres représentatifs des différents secteurs de la société algérienne, sans exclusive (avec une représentation minimum de femmes et de jeunes)», a suggéré le professeur Ahmed Mahiou. L'urgence est au solutions qui doivent suivre les aspirations du mouvement populaire et son élan salvateur le premier dans son genre de par l'histoire du pays après l'indépendance.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha