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UN EXPERT EN HYDROCARBURES L'A AFFIRMÉ, HIER

"notre gaz n'est pas gratuit"

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Une rumeur bêteUne rumeur bête

Selon lui, il est «absurde» de prétendre que notre pays constitue la vache à lait de la France. «On ne donne pas de gaz gratuitement à la France», a-t-il ainsi nié en marge de son intervention à la Radio nationale Chaîne 3 dans l'émission «L'invité de la rédaction».

Voulant faire taire les rumeurs qui vont bon train concernant la fourniture gratuite par l'Algérie de gaz à la France, Mourad Preure expert dans le domaine des hydrocarbures a formellement démenti hier, une telle information.
Selon lui, il est «absurde» de prétendre que notre pays constitue la vache à lait de la France. «On ne donne pas de gaz gratuitement à la France», a-t-il ainsi nié en marge de son intervention à la Radio nationale Chaîne 3 dans l'émission «L'invité de la rédaction».
«Cela n'est pas possible et simplement inimaginable», a-t-il poursuivi l'air presque «offusqué».
Allant plus loin dans ses explications, l'expert argumente que pour qu'un méthanier transporte du gaz hors des frontières du pays, il y a toute une procédure à suivre. Il précise dans ce sens, que celui-ci doit d'abord passer par les services de la douane, lesquels apposent un cachet bien spécifique, permettant à n'importe quel produit d'être exporté. «Même un container transportant des dattes ne peut sortir du pays sans ce cachet de la douane, alors, imaginez un peu pour le gaz», a-t-il ajouté. Dans le même sillage, Mourad Preure souligne en outre qu'en ce qui concerne les gazoducs acheminés vers l'Espagne ou encore l'Italie, il existe tout un logiciel basé sur des points de comptage qui devront être les mêmes pour tous ceux qui participent à l'opération. De ce fait, que ce soit les travailleurs de Sonatrach au niveau des gisements, ou ceux qui s'occupent des transports par gazoduc ou enfin ceux qui ont pour mission la commercialisation, tous doivent ressortir avec un seul et même chiffre.
Poursuivant sur cette ligne, Mourad Preure a indiqué que lorsqu'un bateau quitte l'Algérie avec du pétrole, la Banque d'Algérie exige toujours «que l'argent rentre dans un délai très court». En somme, l'intervenant tient par ces explications, à faire comprendre, dit-il, la complexité et l'extrême précision de la chose, affirmant encore une fois que «l'Algérie ne peut pas donner son gaz gratuitement».
Par ailleurs, Mourad Preure a évoqué le contexte peu ordinaire que vit le pays depuis quelque temps et son impact sur le volume de production de l'Algérie et sa compétitivité sur le marché européen. Sur ce point, l'expert a d'abord tenu à faire remarquer qu'il faut en premier lieu «redoubler d'efforts afin de reprendre un rythme normal en termes de gisements». Expliquant ainsi que pour le moment «nous manquons de volume pour défendre notre part de marché, sachant que la concurrence se fait de plus en plus rude sur le marché européen. D'après lui, des pays comme le Qatar pourraient en effet profiter de l'occasion pour s'emparer de nos parts sur ce marché. De ce fait, tout fléchissement de l'offre du côté algérien ou manque de volume sera vite compensé par des volumes concurrents.
Il attire en outre, l'attention sur le fait que le gaz ne se stocke pas.
Et donc, les industriels et électriciens européens qui achètent du gaz algérien, se rabattront, si rupture d'approvisionnement il y a, sur le gaz qatari, américain ou encore celui de la Russie, laquelle, précise-t-il, «a doublé son gazoduc de façon considérable».

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