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UNE FEUILLE DE ROUTE POUR UNE SORTIE DE CRISE

L'opposition décline son plan

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Les signataires du communiqué ont adressé un appel à l'arméeLes signataires du communiqué ont adressé un appel à l'armée

Se regroupant sous une nouvelle appellation «forces du changement pour soutenir le choix du peuple», l'opposition propose de créer une instance présidentielle qui sera chargée de désigner un gouvernement de compétences, créer une instance indépendante chargée d'organiser les élections et réviser la loi électorale.

De nouveau en conclave, hier au siège du Parti de la justice et du développement (PJD) de Abdellah Djaballah, les représentants de l'opposition ont décidé de donner une nouvelle appellation à leur groupe. Les représentants de formations politiques, personnalités nationales, syndicats, représentants de la société civile ainsi que des figures du mouvement de protestation dont Ali Benflis, Abderrazak Makri et Abdelaziz Rahabi sont désormais sous la houlette des «forces du changement pour soutenir le choix du peuple». Lors des débats, Abdallah Djaballah a tenu à préciser que «le peuple est souverain et aucune souveraineté ne peut être au-dessus». Il a rappelé les principales revendications des millions de manifestants dont le rejet du 5ème mandat du président Bouteflika ainsi que le prolongement de l'actuel mandat. Il a aussi insisté sur le droit du peuple à rejeter toute tutelle des institutions de l'État rappelant que «le peuple a démontré sa maturité et sa conscience en appelant au départ du régime et les visages qui ont travaillé avec ce système». Au terme de leur rencontre, les membres des «forces du changement pour soutenir le choix du peuple» se sont mis d'accord sur une feuille de route «pour une solution politique dans le cadre de la légitimité populaire telle que consacrée par l'article 7 de la Constitution». Cette nouvelle proposition de sortie de crise de l'opposition semble évoluer avec les événements. En effet, en prenant conscience que son appel à l'application de l'article 102 de la Constitution qui stipule la vacance du pouvoir n'a aucun écho, l'opposition décide de se projeter dans l'après 28 avril, date de fin du mandat actuel du chef de l'Etat. Elle propose ainsi de mettre à exécution son plan d'action à la fin du mandat présidentiel actuel de Abdelaziz Bouteflika. Il s'agit de la création d'une «instance présidentielle» qui aura comme charge de gérer «une courte période de transition», d'au «moins de six mois» avec toutes les prérogatives du président d'Etat. Cette instance devra, selon les auteurs de la feuille de route, être «composée de personnalités nationales crédibles, honnêtes et compétentes qui adoptent les revendications du peuple». Ses membres devront «s'engager à ne pas se présenter comme candidats ni soutenir de candidat» lors des élections qui devront se tenir par la suite. L'instance dirigeante devra former «un gouvernement de compétences nationales», autrement dit un gouvernement de technocrates qui assumera les affaires courantes de l'Etat. Elle devra également installer «une instance nationale indépendante d'organisation des élections» et aussi réviser la loi électorale afin de garantir la transparence des prochains rendez-vous électoraux. Par ailleurs, les participants à la 6ème rencontre de l'opposition n'ont pas manqué d'appeler les Algériens à «faire preuve d'une grande vigilance vis-vis des tentatives visant à infiltrer ou affaiblir le mouvement populaire». Les signataires du communiqué ont également adressé un appel à l'armée «afin d'aider à la concrétisation des revendications du peuple» tout en dénonçant «la campagne menée par le ministre des Affaires étrangères dans divers États» et visant à «dénigrer le mouvement populaire pacifique et à contourner la volonté du peuple».

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