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LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE À L'AUNE DU MOUVEMENT POPULAIRE

L'OEil rivé sur le baril

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un seul baromètre qui est le baromètre pétrolierun seul baromètre qui est le baromètre pétrolier

La baisse de la couverture commerciale est manifeste selon l'économiste Abdeltif Rebah, qui avoisine «les 75 à 80%, c'est une baisse très importante, mais cela ne veut pas dire que nous sommes au fond du gouffre, nous ne sommes pas encore dans cette posture».

Depuis le déclenchement du mouvement populaire le 22 février et la dynamique qui en est résultée sur le plan politique en général, le volet économique semble reculer au profit d'un événement historique inédit, à savoir l'élan populaire que le peuple est en train de façonner chaque vendredi pour exprimer son désir et son exigence d'un changement du système et aspirer à mettre en place un mode de gestion politique à l'opposé de celui qui les a fait pousser à occuper la rue massivement et exiger son départ illico presto.
La situation économique du pays est tributaire des choix politiques, ce qui veut dire que le processus en cours n'est pas aussi déterminant dans la détérioration de la situation sociale en la matière.
Des spécialistes et experts s'expriment sur la situation particulière qui caractérise le pays en apportant quelques réponses inhérentes à ce contexte politique avec un regard économique objectif. Dans ce sens, l'expert et économiste Abdeltif Rebah assène une lecture concrète de la situation économique du pays à la lumière des bouleversements politiques dont il fait l'objet. Pour l'économiste Abdelatif Rebah, le contexte actuel «n'a pas vraiment changé dans la mesure où l'économie algérienne est déterminée par un seul baromètre qui est le baromètre pétrolier en l'occurrence. Cet aspect lié à la conjoncture pétrolière n'indique pas vraiment un état préoccupant quant à la situation économique du pays», a précisé l'expert et économiste Abdeltif Rebah. Il faut dire que cette lecture se réfère aux critères qui ont été mis en place dans ce domaine sur la base de la réalité des prix du pétrole depuis sa chute drastique en 2014. L'expert en question ne voit pas que le mouvement populaire en cours ait pu «affecter la sphère économique, d'autant plus que le pays est tributaire de la démarche intimement liée à la conjoncture pétrolière et à ses recettes». La baisse de couverture commerciale est manifeste selon l'économiste Abdeltif Rebah qui avoisine «les 75 à 80%, c'est une baisse très importante, mais cela ne veut pas dire que nous sommes au fond du gouffre, nous ne sommes pas encore dans cette posture», a-t-il mentionné. Cette analyse et lecture sont liées surtout à l'évolution actuelle de la situation économique, c'est-à-dire d'une analyse qui sied beaucoup plus à la conjoncture. Pour l'expert en économie, cette «conjoncture est aussi tributaire de la situation pétrolière, c'est-à-dire que cette conjoncture n'a pas dévié par rapport à la situation de 2014, donc la conjoncture actuelle sur le plan économique est plus ou moins gérable», a souligné l'économiste Abdeltif Rebah. Quant à la flambée des prix, cette situation est liée au comportement des commerçants qui «profitent de ce genre de situations particulières pour augmenter les prix des produits destinés à la consommation la plus large». Les experts économiques analysent et approchent la conjoncture politique actuelle sur fond d'une évolution qui n'a pas à connaître des grands changements dans l'immédiat.
Les experts économiques considèrent que la situation économique du pays sera surtout affectée par «cette fuite des capitaux à l'étranger d'où des mesures urgentes doivent être prises par les responsables pour éviter qu'il y ait des retombées sur le Trésor public et l'économie du pays».
En dehors de cette menace soulevée par un nombre d'experts en économie, l'Algérie a signé des accords avec certains pays dans le domaine gazier et pétrolier, hormis le secteur énergétique, les autres secteurs tertiaires n'ont pas un poids qui serait en mesure d'affecter le commerce des Algériens. Même le privé algérien n'est pas aussi fort pour que la crise économique se fasse sentir quant à sa présence en tant qu'acteur prépondérant. Quant aux choix qui se dessinent avec insistance dans le cadre de ce qui se trame au sein de ce mouvement populaire à travers certains représentants qui s'autoproclament comme étant les porte-voix du changement politique, les experts économiques constatent que l'approche et la tendance générale sont au choix néolibéral en s'arc-boutant sur la privatisation accrue des ports, les aéroports et autres entreprises étatiques les plus importants et aussi la mise en place d'un artifice juridique consacrant ainsi l'arrivée en force des multinationales.

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