Accueil |Nationale |

LE COLLECTIF POUR UNE ALGÉRIE NOUVELLE, DÉNONCELA PROPOSITION DE GAÏD SALAH

Il demande la dissolution du FLN et de l'Ugta

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le «Collectif pour une Algérie nouvelle», réuni lundi matin à Alger, a examiné la situation politique du pays, à l'aune des évolutions récentes.
La proposition faite par le vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd, d'appliquer les articles 7, 8 et 102 de la Constitution, a été examinée. Après débats, les membres du Collectif ont considéré, à l'unanimité, que cette proposition est, d'une part, l'expression d'un «rejet par le système de toute idée de changement» et, d'autre part, «une manoeuvre qui vise, sous couvert de la légalité constitutionnelle, à casser le mouvement populaire en cours et à anéantir son potentiel révolutionnaire».En effet, à la demande de rupture radicale avec le national-populisme, l'autoritarisme et le régime rentier, exprimée par des millions d'Algériennes et d'Algériens, le système répond par des fuites en avant, se voulant légaliste, et s'entête à préparer sa reconduction par un processus électoral sans changement de fond.
Nous considérons que les élections, qu'elles soient présidentielle ou autres, sont inconcevables tant que les dispositifs institutionnels et les personnes qui les organisent sont du système, rejeté par le peuple algérien. Nous dénonçons cette démarche qui consiste à chercher une solution à la crise dans le cadre du dispositif constitutionnel car, aussi bien la Constitution actuelle que les lois qui en découlent, constituent un arsenal antidémocratique qui a toujours empêché, et empêche encore, les Algériennes et les Algériens de s'organiser, de s'exprimer, d'entreprendre et de vivre librement.
Nous considérons que le problème de l'Algérie (...) nécessite une solution politique qui passe par le démantèlement du système en place, dans tous ses aspects, et l'édification d'un régime démocratique.
Ce démantèlement doit se faire, au plan juridique, par l'abrogation de toutes les lois liberticides, au plan idéologique, par la dissolution du FLN, de l'Ugta et au plan institutionnel, par la suppression des ministères de la Communication, des Moudjahidine et des Affaires religieuses.
Ces mesures constituent le minimum à mettre en oeuvre dans l'urgence (...) en attendant, souligne le communiqué, «nous appelons à l'intensification de la mobilisation citoyenne, en vue d'affaiblir le système et de neutraliser toutes les solutions de replâtrage qu'il tente de faire passer par la ruse ou par la force».

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha