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LE GOUVERNEMENT DE BEDOUI AGITE LA RUE À ANNABA

"On n'est pas sorti de l'auberge"

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Comme leurs concitoyens à travers toute l'Algérie, les Annabis ont réagi à la désignation des nouveaux membres du gouvernement de Noureddine Bedoui, qui ne semble pas répondre aux exigences du Hirak.

Si hier mardi, les étudiants n'ont pas manifesté, c'est parce qu'ils voulaient se mêler à la foule citoyenne, pour apposer un niet quant à la composante du nouveau staff gouvernemental. Dans un rassemblement relativement moyen, avocats, architectes, médecins et enseignants ainsi que des citoyens entre autres, ont observé un sit-in à la place du 1er Novembre, scandant des slogans hostiles au pouvoir et au Premier ministre, Noureddine Bedoui. Réitérant leur volonté pour un changement radical, du système politique, les manifestants ont clamé haut et fort leur rejet du nouveau gouvernement. Ce dernier est qualifié de «provocation», du fait qu'il se compose de fonctionnaires des ministères. Selon certains manifestants, «ils ont télescopé la volonté du peuple, en propulsant des fonctionnaires des ministères aux grades de ministres «Elaâb Hmida, wa racham Hmida, fi Kahwet Hmida», a lancé un architecte, expliquant avec fureur: «Mais il y a toujours cette main-mise du pouvoir, notamment avec la reconduction de ministres». Pour l'interlocuteur, c'est une continuité du même système». D'autres voient en la formation de ce gouvernement 'un non-événement'', ils n'ont même daigné commenter. Certains enseignants ont qualifié la nomination du SG du ministère de l'Education nationale, en remplacement de Nouria Benghebrit, comme étant un choix rationnel, au vu de l'importance du secteur, qui se prépare à l'organisation des examens de fin d'année. Un avis général notamment pour les parents d'élèves. «Hors ce choix, on ne reconnaît ni Bedoui ni son gouvernement, c'est un gouvernement illégal pour mener la transition», a lancé un avocat. «Ma bounia aâl batel fahouwa batel», a-t-il souligné. Intervenant à son tour, un médecin explique que l'impasse dans laquelle se trouve le pays, n'est pas l'oeuvre du président «Aujourd'hui, on ne conteste pas le président de la République, lui, il a annoncé sa démission avant le 28 avril, date de la fin de son mandat. On conteste ce gouvernement qu'on veut nous imposer». Pour l'homme en blouse blanche, «le peuple veut choisir son gouvernement de transition et former son Assemblée constituante», a-t-il dit. En somme, les manifestants sont déterminés à maintenir la pression, «le temps des concessions est révolu. Yarhlou gaâ yaâni yarhlou», un mot d'ordre auquel ont répondu les manifestants, sans équivoque. Ainsi et au terme des revendications des manifestants, c'est l'unanimité quant à «un gouvernement qui répond aux aspirations du peuple qui, lui, demande une période de transition sans le système», principale revendication à laquelle s'accrochent les manifestants, ce qui, selon eux, permettrait au pays de sortir de l'impasse. Ainsi, une mobilisation populaire pacifique est prévue, vendredi prochain, à travers un 7e vendredi «décisif».

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