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BOUIRA

Encore plus de monde...

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Comme annoncée sur les réseaux sociaux, la marche, hier à Bouira, a mobilisé plus de monde comparativement aux six précédentes.

Par cette participation record, la rue maintient sa pression et fait preuve d'une détermination jusqu'à la concrétisation totale des revendications. Ni la démission du président ni les décisions de justice prononcées à l'encontre de plusieurs figures du système ne semblent convaincre le peuple. Hier, les revendications portaient sur le départ de la nouvelle équipe gouvernementale, le refus de Bensalah comme intérimaire ne serait-ce pour une seule journée, la dissolution des partis de la coalition présidentielle et le limogeage de Tayeb Belaïz à la tête du Conseil constitutionnel. A la différence des marches antérieures, celle d'hier donnait l'impression d'être mieux préparée. Certaines figures locales des formations comme le FFS, le RND, du FLN et du parti dissous ont essayé de se faire remarquer en tentant d'être à l'avant de quelques carrés. Très vite le gros des troupes a fini par les écarter en leur demandant de marcher au milieu comme n'importe quel citoyen. Précisons encore qu'avant cette marche hebdomadaire Bouira a connu un climat caractérisé par une ferveur et des réactions au départ anticipé du président de la République. A ce sujet, un docteur en retraite, ancien membre du syndicat des praticiens publics nous disait: «La rue ne doit pas crier victoire encore. Beaucoup reste à faire pour redresser la barre et la trajectoire d'un pays livré depuis 20 ans à une mafia politico-financière qui n'a pas hésité à assassiner en direct le fondateur de la révolution feu Boudiaf Mohamed. L'instant est crucial et d'une importance vitale. La position de l'Armée nationale populaire est certes une garantie, mais l'armée ne peut pas tout régler seule, même si quelque part elle n'a fait que s'aligner sur la volonté de son peuple». Les personnes rencontrées, hier, sont unanimes quant au rôle de l'ANP dans cette phase de transition vers une nouvelle ère avec une Algérie libre, démocratique et sociale. «Comme en 1954, l'armée populaire a relevé le défi et au prix de sacrifices elle a libéré le pays. Cette même institution a encore répondu présente quand la République a été menacée par une horde intégriste. Aujourd'hui comme à chaque fois, l'ANP prend ses responsabilités et sauve in extremis le pays et l'arrache aux griffes des doubles nationalités qui, pendant deux décennies, ont surenchéri sur le nationalisme et l'amour de la patrie» nous confie Aâmi Ali, un ancien militaire retraité. En guise de solution, voilà ce que propose Mourad, un actif du Hirak. «Même si la nomination de cet exécutif est un acte constitutionnel, rien ne nous empêche de faire un pas en arrière et décider de recourir à des personnalités en mesure de dire non demains, surtout que bon nombre pensent que ce choix est prémédité et une étape par rapport à l'avenir et au probable président intérimaire qui sera chargé d'installer une commission indépendante des élections. On a nommé des incompétents et des fidèles du pouvoir pour les téléguider parce qu'il ne faut pas oublier que ce gouvernement est nommé par ceux qui parlaient au nom du président, ceux que tout le monde qualifie d'une bande de malfaiteurs.

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