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GROGNE DANS LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE

Un syndicat autonome menace

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En plus du débrayage de trois jours, la grève annoncée la semaine dernière par la Confédération nationale des syndicats d'Algérie est maintenue, et aura bien lieu le 10 avril prochain.

Plusieurs syndicats autonomes relevant de tous secteurs d'activités, projettent d'initier des grèves pour les tout prochains jours. Cette semaine sera donc marquée par quelques perturbations notamment si les débrayages prévus connaissent un suivi important. Tout récemment, c'est le syndicat des travailleurs de l'énergie qui a décidé de rejoindre la contestation. Dans un communiqué, ce dernier appelle le personnel du secteur à une grève qui débutera aujourd'hui-même et qui s'étalera sur trois jours. La revendication principale des travailleurs de l'énergie est de «voir tous les symboles liés de près ou de loin au gouvernement Bedoui de quitter le pouvoir de façon définitive». On peut encore lire sur le document: «Le peuple l'a dit haut et fort, il faut que toutes les figures qui faisaient partie du gouvernement Bouteflika partent», estimant que le fait de laisser Bensalah ou encore Noureddine Bedoui aux commandes signifie «la perpétuité du régime de Bouteflika.» Le syndicat des travailleurs de l'énergie appelle encore, dans son communiqué, «à poursuivre cette dynamique de protestation jusqu'à ce que le gouvernement soit clean». Il a en outre réclamé que «l'armée continue d'être aux côtés du peuple, en démettant Tayeb Belaïz qui a contribué dangereusement à la violation de la Constitution». Aussi, lit-on, «le gouvernement Bedoui doit partir et céder la gestion de la période transitoire aux personnes que les citoyens choisiront».
Il faut souligner qu'un appel à une grève de trois jours, soit du 7 au 9 avril a été lancé par la Confédération nationale des forces productives (Cosyfop), dont le syndicat des travailleurs de l'énergie fait partie. Cette confédération avait déjà appelé à une grève de cinq jours pour s'opposer au cinquième mandat de Bouteflika. «Nous avons opté pour ce mode de protestation pour soutenir le mouvement citoyen», avait alors indiqué son président, Raouf Mellal.
La Cosyfop a ainsi décliné sa liste de revendications quant au contexte, à savoir, en premier lieu, «la démission immédiate du président du Conseil de la nation et de le substituer par une personne légitime, choisie par le peuple». La Centrale syndicale autonome appelle également à «la démission du président du Conseil constitutionnel, car il est en totale contradiction avec les désirs des citoyens».

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