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ADHÉSION AUX DIFFÉRENTS APPELS ANONYMES

Béjaïa se singularise encore une fois

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Yemma Gouraya, ville morteYemma Gouraya, ville morte

Un véritable phénomène prend forme à Béjaïa depuis le début de la crise nationale. A Béjaïa, on adhère allègrement à tous les appels, fussent-ils anonymes. C'était encore le cas hier.

La région de Béjaïa a connu encore, hier, un mouvement de grève qui a touché plusieurs institutions publiques sans pour autant connaître un suivi important. Exception faite des officines pharmaceutiques et de l'aéroport, du transport, les banques et la justice, l'activité économique et administrative était partiellement paralysée dans la wilaya de Béjaïa par le mouvement de grève national décrété pour une durée de trois jours.
Les habitants de la wilaya de Béjaïa ont été surpris, hier, de voir certaines activités à l'arrêt. Les travailleurs d'Algérie poste, de l'Angem, de la Société de distribution de l'électricité et le gaz (SDE), de certaines administrations locales, dont les APC, les daïras et du commerce ont adhéré au mot d'ordre de grève décrété dans le cadre de la contestation en vigueur depuis le 22 février au niveau national. Dans ces institutions, rien n'a fonctionné. Alors que la veille, les habitants étaient dans l'expectative, ne savant pas ce qu'il en sera de cet appel à la grève de trois jours, le matin l'on s'est vite rendu compte d'une réalité. Si la situation était tout à fait normale au niveau des moyens de transport et de l'activité commerciale, il n'en est pas de même pour certaines institutions dont l'inactivité est préjudiciable aux citoyens. Il s'agit notamment des bureaux de poste. Les travailleurs, les écoliers n'étaient pas sûrs que le mouvement devienne une réalité d'autant plus que les citoyens étaient la veille autant dans leurs discussions publiques que sur les réseaux sociaux partagés sur l'opacité de cet appel, «porteur de risques, non seulement de division, mais aussi de dérapage». C'est en arrivant sur leurs lieux de travail qu'ils ont pris acte de la grève. Le secteur de l'éducation confirme parfaitement cet état de fait. Alors que les syndicats n'ont prévu de grève que pour le 10 du mois en cours, certains collèges, écoles et les lycées n'ont même pas ouvert leurs portes, exception faite de quelques écoles primaires. Les recoupements d'informations en notre possession indiquent que l'activité était au point mort dans certains établissements alors que dans d'autres l'activité a été parfaitement normale. Dans la rue, les gens circulaient sans souci. Sur leur visage ne se lisait aucune inquiétude au regard des craintes soulevées par-ci, par-là, notamment face à la durée du mouvement.

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