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ORAN

Trois individus momifient de la viande chevaline

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La viande en question a été momifiée en l'embaumant, à l'aide d'un produit appliqué dans les morgues des hôpitaux sur les cadavres en décomposition.

Le tribunal correctionnel d'Oran vient de prononcer son verdict dans l'affaire de la vente de la viande chevaline, condamnant les trois mis en cause à 18 mois de prison ferme. Les trois accusés sont poursuivis de vente illégale de viande chevaline en la présentant comme chair bovine fusionnée avec des graisses animales douteuses, avant de la commercialiser dans de luxueux restaurants d'Oran. Lors de son réquisitoire, l'avocat général a requis l'application de la réglementation interdisant et châtiant sévèrement de tels faits gravissimes, d'autant que les mis en cause mettent en péril la santé publique. Les trois individus ont été arrêtés à la fin du mois d'août de l'année écoulée suite à l'exploitation, par les éléments de la brigade de recherches près la gendarmerie d'Oran, des informations relatant des activités commerciales des mis en cause, dont l'un est boucher de profession. Mis sous surveillance méticuleuse, les gendarmes sont passés à l'offensive en procédant à l'arrestation, en flagrant délit, du premier suspect, en immobilisant d'abord son camion frigorifique, dans les alentours de l'abattoir d'El Hamri. Il s'agit principalement du boucher qui est tombé dans les filets. Passant à la fouille, les gendarmes ont été stupéfaits de tomber nez à nez avec d'importantes quantités de viande chevaline charcutée en morceaux, de sorte qu'ils donnent l'aspect de la viande bovine. Pis encore, le chauffeur arrêté n'a rien trouvé de mieux à faire, pour camoufler son coup, que de couvrir «sa viande» par des graisses animales douteuses. Embarqué aussitôt et conduit tout droit à son domicile, la stupéfaction a été grande lorsque les enquêteurs sont, encore une fois, tombés face à face à un fait inédit: un abattoir clandestin en plein garage, répandant des odeurs, faisant fuir les plus insensibles aux mauvaises puanteurs. Et la découverte a été grande après que les gendarmes ont constaté que le garage, appartenant au boucher arrêté, servait de lieu d'abattage des chevaux. D'ailleurs les enquêteurs ont, dans leur rapport d'enquête, relevé avoir saisi plusieurs chevaux égorgés, attendant d'être charcutés et dépecés pour leur revente. L'affaire ne s'est pas arrêtée à ce niveau-là. Les analyses bactériologiques opérées ont, à plus d'un titre, été révélatrices que la chair en question représente un sérieux danger de santé pour le consommateur. Primo: la chair en question était avariée. Secundo; elle a été maquillée momifiée par l'embaumant. Ce produit est hautement toxique. il est très souvent appliqué, uniquement et exclusivement, par des spécialistes, dans les morgues des hôpitaux sur les cadavres dont les signes de décomposition commencent à apparaître avant leur levée pour leurs mises sous terre. Ce rapport a été appuyé, en particulier la dangerosité du produit embaumant, par des vétérinaires et des spécialistes ayant expliqué que le produit embaumant n'est applicable que lors de l'extrême nécessité et d'un besoin urgent, notamment lorsque la dépouille mortelle a atteint le niveau très avancé de décomposition. On aura tout vu!

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