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ORAN

Une jambe humaine découverte près du port

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La police scientifique à pied d'oeuvreLa police scientifique à pied d'oeuvre

Depuis le début de l'année, quatre cadavres de nouveau-nés ont été découverts abandonnés à Haï Bouamama et Haï Nedjma.

Après l'abandon des nouveau-nés, c'est au tour des organes humains! Dépêchés sur les lieux, les éléments de la Protection civile ont été stupéfaits de tomber nez à nez sur une jambe humaine dans les environs immédiats du port d'Oran. En attendant les conclusions de l'enquête, cet organe est supposé appartenir à un homme, ne présentant aucun signe de décomposition. Véritable phénomène de société qui fait son apparition dans les us algériens. L'on jette et rejette tout ou encore s'agit-il d'un crime dont les tenants et les aboutissants sont à élucider par les enquêteurs, tout comme l'on a tiré au clair plusieurs affaires liées à l'abandon des nouveau-nés. Ce fléau prend de plus en plus des courbes fulgurantes dans une société ayant perdu ses valeurs sociales. Tous les rapports révèlent une telle triste réalité. Tout récemment, un nouveau-né de sexe féminin a été découvert abandonné au niveau de la plage les Genêts, très précisément sur les hauteurs du lieudit les Falaises. Agé de 48 heures, le nourrisson a été évacué vers la pouponnière de Saint-Hubert. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité. Depuis le début de l'année, quatre cadavres de nouveau-nés ont été découverts abandonnés à Haï Bouamama et Haï Nedjma. Ces abandons sont la conséquence de relations illégitimes. Chaque année, des enfants, nés hors mariage, sont abandonnés, froidement jetés dans la rue. Peu d'entre eux sont retrouvés vivants, le reste succombe aux aléas rigoureux de la nature. Tout récemment, un nouveau-né a été retrouvé mort au milieu des déchets du quartier huppé de la Loffa, près d'Es Sénia. Alertés, les policiers et les éléments de la Protection civile sont tombés nez à nez avec la dépouille mortelle d'un nouveau-né enveloppé dans un sac en plastique. L'abandon criminel des nouveau-nés est donc en vogue. Pour peu que l'on se «débarrasse» le plus tôt possible du bébé de la «honte». Les données officielles révèlent quelque 30 000 enfants, nés hors mariage qui ont été recensés ces 10 dernières années dans le pays, soit une fréquence annuelle de 3000 naissances. Les associations et les organismes non gouvernementaux, se préoccupant des femmes et des enfants en détresse, renforcent leur présence. Ils avancent que le nombre des bébés nés sous X va au-delà du seuil de 7000 naissances chaque année. La réglementation ne criminalise aucunement la venue au monde du nouveau-né hors mariage, lorsque la mère fait appel aux services sociaux pour un éventuel placement de son enfant dans une famille d'accueil. Les services compétents mènent une enquête minutieuse auprès des couples adoptifs. Agissant de concert avec le ministère de la Solidarité nationale dans le cadre de l'adoption des enfants abandonnés, les services de la direction de l'action sociale à Oran enregistrent une moyenne de 120 placements au profit de familles de confession musulmane et ce, après une enquête préliminaire qui s'effectue selon des règles très strictes qui englobent tous les aspects légaux de l'adoption dans le cadre de la «kafala.» D'ailleurs, les enfants abandonnés par leurs mères biologiques à leur naissance, font, de plus en plus, l'objet de toutes les convoitises. Pour peu qu'ils soient placés dans des situations humaines. C'est la condition principale imposée par la direction de l'action sociale ayant enregistré, ces dernières années pas moins de 800 demandes d'adoption dans le cadre de la «kafala». Mieux vaut recourir à un tel procédé dont la demande est de plus en plus accrue, apprend-on auprès des sources proches de la direction sociale de la wilaya d'Oran, ayant mis en place une série de mesures auxquelles le demandeur «d'adoption» doit répondre favorablement et sans aucune faille. Par ailleurs, plusieurs dizaines d'enfants en bas âge, dont 90% ont été abandonnés, sont actuellement admis à la pouponnière d'Oran. Plusieurs autres ont étés repris par leur mère biologique. L'abandon des nouveau-nés, à l'instar des autres wilayas du pays, prend des proportions dépassant le seuil de l'entendement.

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