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À MOINS D'UN MOIS DU RAMADHAN

La spéculation a déjà pointé du nez

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Cette flambée des prix, qualifiée d'acte préméditéCette flambée des prix, qualifiée d'acte prémédité

A moins d'un mois du Ramadhan, les Annabis se lancent dans une frénésie d'achat de produits alimentaires afin d'être prêts le moment venu, pour accueillir cet évènement religieux.

Vidé de ses valeurs sociales et religieuses, de piété et d'entraide, par les spéculateurs, le mois de Ramadhan, comme chaque année, est une opportunité pour les mercantilistes de s'en mettre plein les poches. À moins de trois semaines du Ramadhan, les commerçants de tous produits confondus, à Annaba, se frottent déjà les mains en pensant que personne ne peut les empêcher de dépouiller les ménages. En effet, les prix des produits alimentaires connaissent déjà une augmentation fort inquiétante pour le budget des ménages, en dépit de leur disponibilité. Cette flambée des prix, qualifiée d'acte prémédité par les ménages, qui appréhendent déjà la première semaine du mois sacré. Depuis la deuxième semaine des vacances de printemps, les prix ont été revus à la hausse, notamment dans les magasins d'habillement pour enfants. Car notons que depuis quelques années, les familles optent pour l'achat de vêtements de l'Aïd, avant même l'arrivée du mois sacré. Une démarche qui permet, selon les chefs de famille, d'éviter outre la hausse des prix, les bousculades dans les magasins pour vêtements d'enfants. De leur côté, les commerçants ont contourné cette logique, en rectifiant les prix de leurs articles. D'autre part, les marchés à Annaba n'ont pas hésité à en faire de même. Au marché couvert,
El Hattab ou dans les grandes surfaces, tout comme dans les épiceries les plus modestes, ils sont nombreux à avoir affiché les nouveaux prix. Epices, fruits secs et autres ingrédients destinés à préparer les plats servis spécialement à cette occasion, ont doublé de prix. Quant aux produits de large consommation fruits, légumes, viandes blanche et rouge, les prix sont déjà inaccessibles. Les chiffres que les ménages regardent avec stupéfaction ont doublé et triplé sur les étals. Certains chefs de famille ont, nous dit-on, consacré un budget spécial Ramadhan, représentant pour certains parmi eux le double, voire le triple de leurs dépenses mensuelles habituelles. C'est pour dire qu'autant le pouvoir d'achat des ménages est agressé, autant les commerçants augmentent la dose. Une ménagère approchée, affirme prévoir des dépenses s'échelonnant de 100 000 à 120 000DA, y compris l'achat de vêtements de l'Aïd pour ses enfants.

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