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IL A ÉTÉ L'INVITÉ DE L'UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA

Le pacte historique de Zenati

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Qui va partir?Qui va partir?

Invité hier par la coordination locale des étudiants de Béjaïa, Djamel Zenati, ex-député du FFS et conseiller de feu Hocine Ait Ahmed au Front des forces socialistes a plaidé pour un pacte historique basé sur le changement des mentalités.

«Ma venue ici est d'ouvrir les débats», a indiqué d'emblée le conférencier. «L'Algérie d'en haut est l'implication directe de l'armée par le biais de l'état-major», soulignant toute l'évolution de l'institution militaire à travers le discours du chef d'état-major de l'ANP, passant du discours à la proposition, puis à l'action». Parlant de la perversion de la problématique, en nous faisant croire que tout le problème de l'Algérie se résume à la mise à l'écart du clan Bouteflika et à des arrestations sans ouvrir au préalable une enquête sur la situation réelle. «Il s'est débarrassé de Bouteflika et c'est donc à lui que revient le droit de présider aux destinées du pays et ce sont tous les prémices d'un retour de la primauté du militaire sur le politique», argumenté par l'article 8 de la Constitution Zenati, ancien membre du Mouvement culturel berbère (MCB), a estimé que la «seule issue est la transition démocratique avec l'engagement, la responsabilité, le sens du compromis dans le peuple». Il s'agit, pour le militant, de «définir les contours de l'Algérie de demain», passant impérativement par «l'institutionalisation du pouvoir, la limitation du pouvoir, la séparation des pouvoirs de l'économie et de la religion et la séparation des régions autonomes à compétition stimulante, dans un état de droit».
Il s'agit de traduire les exigences du mouvement en un pacte historique qui soit de nature à relever la perspective historique en l'Algérie, qui peuvent mettre le pays sur la voie du progrès et de l'émancipation. Dans un second temps, ce pacte doit été traduit par des réformes profondes, en tenant compte des priorités dont la réforme des codes électoraux. Quant au slogan «système dégage», l'orateur s'interroge: «Qui va partir?», car le système, ce «n'est pas seulement des gens mais c'est une culture autoritaire à travers les comportements et les pratiques qui ont déteint sur nos comportements autoritaires». «Il y a actuellement des gens qui pensent que Gaïd Salah nous a sauvés», cite-t-il comme exemple. En d'autres termes, il faut libérer les mentalités. Parlant des propositions des uns et des autres, le conférencier n'a pas hésité à parler de «piège», faisant tomber la démocratie dans le procédural. Il estimera que «le mouvement populaire est un moment fort de la modernité, totalement opposé au mouvement de 1988 car le citoyen est libéré». L'Algérie, avec toutes ses couleurs et ses contradictions est dans la rue et c'est «uniquement la démocratie qui peut régler tous les conflits, pacifiquement». Quels sont les grands défis de la transition? Le conférencier parle de défi politique, qui dépend de notre entente et du défi économique, qui est mondial et pas facile, mais pas impossible, car nous avons des ressources importantes». Il faut passer de l'économie rentière l'économie productive», ajoute-t-il, soulignant qu'il faut mettre fin à la concentration des pouvoirs dans le temps et l'espace, par la limitation des mandats et la «délégalisation».

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