Accueil |Nationale |

BOUIRA

La marche continue

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Les jours se suivent et se ressemblent. Hier, les personnels de la Sonelgaz, SDC de Bouira, ont encore manifesté à travers les rues de Bouira pour faire valoir les revendications brandies depuis le 22 février dernier par la totalité du peuple algérien. Hier un slogan anti-Bensalah, le président du Sénat, a dominé les marches. Le mouvement enclenché dimanche et concernant les administrations publiques a été suivi par une partie des personnels de l'enseignement. Cette situation a semé une vraie pagaille puisque des écoles travaillent quand d'autres ont renvoyé les enfants.
La grève des services du Trésor public, du contrôle financier, de la poste sanctionnent directement les enseignants qui devaient percevoir leurs primes trimestrielles, mais aussi leurs mensualités. Cette grève touche directement les assurés de la Cnas qui ne peuvent activer leurs cartes Chifa et ne peuvent pas satisfaire aux contrôles médicaux exigés quelquefois par les officines pour acquérir des médicaments. Cette situation demeure une énigme pour le commun des citoyens. «Pourquoi ces organismes optent pour des débrayages par corps quand le ven-
dredi tout le monde sort et exige les mêmes revendications?» s'interroge un citoyen venu passer un contrôle médical à la Cnas. Concernant la nomination officielle du président du Sénat à la tête de l'Etat pour
90 jours les commentaires sont unanimes et affichent un niet catégorique. «C'est là un refus à la volonté populaire. Certes on se cache derrière la Constitution et ce fameux article 102, mais la volonté du peuple passera outre cet article et tous ceux qui veulent prolonger un système qui aura détruit l'Algérie» commente Djamel, un directeur d'établissement.
«Devant l'Histoire ni Bensalah ni Bouchareb n'ont le droit de diriger un pays qu'ils ont détruit depuis deux décennies avec la bénédiction d'une secte qui s'est placée au-dessus du droit et des lois» ajoute notre interlocuteur. Cette nomination, au regard des commentaires, laisse entrevoir une manifestation encore plus importante vendredi prochain. Dans les rangs des partis présents à Bouira, la réaction n'est pas claire. Ni le RND ni le FLN n'ont osé apporter une quelconque appréciation. Du côté du FFS et du RCD la position est claire.
«La nomination de Bensalah est le signe d'une continuité si chère au président démissionnaire et à travers lui à cette maffia anticonstitutionnelle qui a séquestré le pays» nous affirme un dirigeant du Rassemblement pour la culture et la démocratie. Pour le premier parti d'opposition, le FFS, la nécessité d'accentuer la pression à travers des manifestations pacifiques est une alternative pour finir avec ces pirouettes d'un système qui veut à tout prix se régénérer...

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha