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CONFLIT INTERNE AU SEIN DU PARTI

La crise au FLN s'accentue

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L'instance dirigeante du parti, s'apprête, elle, à organiser un congrès extraordinaire pour désigner un nouveau secrétaire général du FLN.

Rien ne va plus au Front de Libération nationale (FLN), qui semble se disloquer chaque jour un peu plus. Les membres du parti se livrent ces derniers jours à une belligérance entre les partisans de Mouad Bouchareb et ses opposants. D'ailleurs, ces derniers ont tenu une réunion, hier, au siège du FLN sis à Hydra. «Nous allons nous réunir mardi à 10h, au siège du parti à Hydra. C'est une réunion de concertation du comité central pour décider des modalités de la restitution du FLN à ses véritables militants et organiser la défense contre la campagne de dénigrement qui nous cible», a indiqué à TSA, Ahmed Boumehdi, l'un des protestataires. Il a encore fait savoir que lors de cette réunion, il sera question «de décider de l'organisation d'une grande réunion de tous les membres du CC en vue d'élire un secrétaire général du parti et un nouveau bureau politique». L'instance dirigeante du parti s'apprête, elle, à organiser un congrès extraordinaire pour désigner un nouveau secrétaire général pour le FLN. La démarche des opposants consistant à élire un SG de leur côté est donc perçue comme un affront à la tête qui dirige le parti. En parallèle de ces faits, un autre porte-parole de ce même parti, Hocine Khaldoune, a directement accusé d'avoir poussé le peuple à sortir dans la rue, suite à leur soutien au cinquième mandat de Bouteflika. «Le 5e mandat a constitué un facteur de provocation qui a fait réagir le peuple algérien qui est sorti dans la rue en organisant des marches. La revendication politique du peuple était claire dès le départ: non au 5e mandat», explique-t-il. Il a par ailleurs soutenu que «le président de la République a fait un geste qui incarne la culture de l'État en démissionnant et en demandant pardon aux Algériens.» Et d'ajouter; «Ceux qui l'ont appelé à se porter candidat malgré lui et à avoir une éthique, une morale, de donner l'exemple en démissionnant pour faciliter les prochaines étapes dans le processus de construction d'une nouvelle République». On peut clairement déduire que ces déclarations visent de façon claire, l'instance dirigeante du FLN, laquelle est pilotée par Mouad Bouchareb. Celui-ci, rappelons-le, était l'un des fervents défenseurs du cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika.
Au milieu de cette cacophonie, Djamel Ould Abbès qui était il y a peu le chef du FLN revendique la légitimité d'être à la tète de ce parti. Celui-ci a affirmé, hier, en marge de la réunion des deux chambres du Parlement qu'il est toujours le SG du parti. Ce dernier menacerait même de faire monter des dossiers dérangeants. Ces propos ne font qu'attiser une tension déjà très palpable au sein du parti.

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