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BOUIRA

Bensalah contesté

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Les manifestants ont exprimé leur refus du choix de Bensalah.

La grève décrétée contre l'intronisation de Abdelkader Bensalah à la tête de l'Etat a paralysé toutes les administrations publiques, hier, à travers la wilaya. Dès les premières heures de la matinée, et après avoir marqué un moment devant leurs institutions respectives, les employés se sont dirigés vers l'esplanade sise en face de la Maison de la culture Ali Zamoum. Très vite la placette baptisée «place de la concorde» s'est avérée exiguë devant le nombre toujours grandissant des fonctionnaires. Des carrés ont alors été formés avec en tête de la marche une banderole portant le logo de l'entreprise Naftal et un slogan désormais synonyme du mouvement né le 22 février dernier: «Yatnahaou gaâ.» La marche a alors commencé depuis la placette jusqu'à la sortie ouest du chef-lieu, pour revenir par le boulevard les frères Boussendala en passant par le siège de la daïra pour revenir au point de départ avec une petite halte devant la direction de la sûreté de wilaya.
Tout au long de la procession, les manifestants ont exprimé leur refus du choix de Bensalah, même si la décision reste une application de l'article 102 de la Constitution. «Oui, cette décision est contenue dans la Constitution mais cette même Constitution a été violée quand le président démissionnaire avait déposé son dossier par procuration, quand ce candidat avait fourni un certificat médical scellé d'une fausse déclaration, quand aussi Bouteflika a été accepté alors qu'il vivait à l'étranger, argument retenu contre Ghani Mahdi... la Constitution et son article 102 sont la justification toute trouvée pour perpétuer le règne de cette «bande» qui a séquestré le pays. Nous ne voulons ni Bensalah ni Bedoui ni Belaiz ni Bouchareb.Nous voulons des figures neuves, des compétences, des personnes intègres. Voilà la solution unique pour dénouer cette situation», nous confie un syndicaliste de la SDC présente en force lors de cette marche. La même ambiance a été enregistrée dans les principales daïras de la wilaya. Depuis M'Chedallah à l'extrême est jusqu'à Lakhdaria sur les limites avec Alger et Boumerdès en passant par Bouira, Sour El Ghozlane au sud et Aïn Bessem à l'ouest, le mot d'ordre était le même «Non à Bensalah et à travers lui non à la régénération d'un système unanimement décrié par le peuple», nous affirme un élu FLN dissident depuis le début du Hirak.

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