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BÉJAÏA

Des milliers de travailleurs marchent

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Alors que de nombreux secteurs d'activités étaient à l'arrêt, des milliers de travailleurs ont réinvesti de nouveau la rue, hier, pour rejeter la désignation de Abdelkader Salah au poste de président de la République par intérim. Des milliers de voix ont crié haut et fort «dégage» à tout le système. De la Maison de la culture Taous Amrouche jusqu'au siège de la wilaya et plus tard dans différentes artères de la ville, les manifestants ont encore une fois exprimé le rejet du système et tous ses symboles optant pour une IIe république, celle de la démocratie, de la liberté, du travail et du bien-être. Drapés de l'emblème national et du drapeau identitaire amazigh, les enseignantes, les enseignants, leurs élèves ainsi que les travailleurs des autres secteurs d'activités, dont les postiers, les travailleurs du port, l'Algérienne des eaux, la Sonelgaz ont encore une fois réaffirmé leur choix pour une instance présidentielle composée de nouveaux hommes et femmes pour gérer une transition avec un gouvernement de compétences nationales. Tout au long du trajet, les manifestants ont scandé des slogans rejetant la solution décidée par les tenants su système et notamment le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah qui, estime-t-on, vient «de tourner le dos à la population à travers l'option retenue depuis mardi». «Pour une transition démocratique sans les figues du système», «Bensalah, Belaiz et Bédoui dégagez», autant de slogans scandés et brandis par une procession renforcée «je suis ici pour me battre pour un avenir meilleur pour nos enfants» affirme Malika, enseignante au lycée de Béjaïa. Avec la même détermination, les travailleurs, enseignants ont demandé à «Bensalah, Bedoui et Bélaiz d'avoir un minimum de dignité en démissionnant des postes qu'ils occupent illégitimement». «Des millions d'Algériens les rejettent, ils doivent se retirer», estime un travailleur de l'EPB. L'armée a été encore une fois interpellée pour se ressaisir: «Nous resterons dans la rue autant qu'il le faudra et notre armée ne doit pas tomber dans ce jeu malsain» indique-t-on.

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