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ANNABA

Des marches et des grèves

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Au sein d'un dispositif bien visible, les manifestants ont observé un rassemblement à la place du 1er Novembre.

Perçu comme «un troisième coup d'Etat contre la volonté du peuple», les Annabis sont sortis par centaines, pour signifier leur niet, quant à une transition par le même système.
Un mot d'ordre auquel ont répondu plusieurs franges de la société à Annaba. Population, étudiants, lycéens, fonctionnaires de plusieurs administrations, dont, le Trésor public, la Protection civile entres autres, ont marché, hier, affichant un refus sans équivoque au président de l'Etat par intérim. Réclamant la démission du nouveau locataire d'El Mouradia, les Annabis ont lancé «Bensalah... Dégage!» Pour les grévistes, c'est le rejet de l'application de l'article 102, notamment sa phase d'installation de Abdelkader Bensalah pour préparer une élection présidentielle. Il est à rappeler que cette grève de deux jours, intervient en écho à l'appel lancé par des syndicats autonomes. Bien que le mouvement de grève ait été relativement suivi, il a tout de méme affecté, à plus de 70% plusieurs secteurs, notamment l'éducation, l'administration et l'activité économique à Annaba. Situation appelée à se radicaliser demain, au deuxième jour, selon plusieurs grévistes. «Demain toutes les administrations vont rallier le mouvement de grève», ont lancé des manifestants sur le Cours de la révolution.
Au vu des différents propos tenus par les grévistes manifestants, la grève cyclique du vendredi, n'est plus suffisante, alors, ils vont radicaliser, en optant pour des grèves quotidiennes, nous dit-on.
Une manière pour maintenir la pression, jusqu'au départ définitif des 3B et tous les symboles du pouvoir bouteflikiste. Pour les Annabis, la transition doit se faire par le peuple et non par Bensalah qui, selon eux, représente «l'Etat profond». Celui-ci dont témoigne le vote des députés pro- pouvoir, le retour de Djamel Ould Abbès et les autres. «C'est ce à quoi aspirait Bouteflika, qui a placé Bensalah à la tête du Conseil de la nation», explique un avocat à la cours de Annaba. Ces explications et bien d'autres ont été apportées par diverses franges de la société qui promet à Bensalah «un vendredi exceptionnel».

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