Accueil |Nationale |

REACTIONS AUX DISCOURS DE BENSALAH ET GAID SALAH

La solution constitutionnelle ne fait pas consensus

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

«Nous rejetons tout cela dans la forme et dans le fond.»

Les derniers discours du chef de l'Etat, et du chef d'état-major de l'ANP, ont suscité plusieurs réactions au sein de la sphère politique. Les uns demeurent intraitables sur le départ de l'ancien système, tandis que pour les autres, le recours à la solution constitutionnelle pourrait aboutir à une sortie de crise et éviter la politique de la vacance Pour l'avocat et militant des droits de l'homme Mustapha Bouchachi, les propositions de Bensalah demeurent irrecevables «Nous avons toujours dit que les Algériens, quand ils sont sortis le 22 février, ont dit, d'une seule voix, non au 5e mandat, non à ce système. Nous voulons une véritable démocratie (...) Après l'activation de l'article 102, ils nous disent que celui qui va encadrer et diriger la période de transition, c'est Abdelkader Bensalah, que monsieur Nourredine Bedoui va organiser les élections et que M. Belaïz, en tant que président du Conseil constitutionnel va proclamer les résultats. Nous rejetons tout cela dans la forme et dans le fond», a déclaré Me Bouchachi,jeudi soir, en réaction au discours de Bensalah. Lors de cette intervention, Me Bouchachi a clairement montré son mécontentement, au discours de Gaid Salah «Le dernier communiqué du commandement de l'état-major est désolant. Il dit qu'il ne veut pas de demandes irréalisables. Le peuple n'a présenté aucune demande irréalisable. Nous n'avons pas le droit de reculer, il faut poursuivre, d'une façon pacifique. Nos demandes ne sont pas irréalisables, elles sont légitimes.»
Pour sa part, Me Ait Larbi, insiste, dans une vidéo rendue publique ce jeudi, sur la continuité du mouvement populaire, «la révolution populaire pacifique va se poursuivre jusqu'à la victoire finale. Les magistrats vont organiser samedi un rassemblement devant le ministère de la Justice à El Biar pour exiger l'indépendance de la justice». Par ailleurs, il estime que l'ANP devrait rester dans son rôle d'accompagnateur, «Le rôle du chef d'état-major, qui a parlé hier de la justice, ne va pas au-delà de pouvoir poursuivre les militaires selon la loi de la justice militaire. Il ne peut pas du tout s'ingérer dans les affaires de la justice civile.» Réagissant aux propos du porte-parole du gouvernement, sur l'intervention des forces de l'ordre, Me Ait Larbi a tenu à souligner que «les étudiants et le peuple ne peuvent pas menacer l'ordre public. Ceux qui menacent l'ordre sont les corrompus, ceux qui transfèrent l'argent à l'étranger, se soignent à l'étranger pendant que les Algériens meurent dans les hôpitaux faute de soins». De son côté le coordinateur du MDS, Fethi Gheras, appelle à la participation de tous dans l'organisation de la période de transition, et estime que «les partis politiques doivent être une des parties de cette constituante qui doit aussi intégrer les autres composantes de la société. Il faut faire participer tout le monde car cela permettra de dessiner le paysage politique selon la volonté populaire.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha