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ORAN

"Non à l'élection présidentielle"

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Huitième vendredi. Les Oranais n'en démordent pas. Ils sont nombreux à sortir hier dans la rue, l'occupant et réitérant la sempiternelle revendication «signée» et «approuvée» par la rue: le départ de tous les symboles ayant déformé les principes fondamentaux de l'Etat algérien en transformant le peuple en un véritable laboratoire de cobayes sur lesquels sont expérimentées toutes les formes «d'antidote» ne venant pas au bout de sa hargne quant à virer dans la dignité et dans un Etat de droit. Dès l'accomplissement de la prière du vendredi, les protestataires, affluant de partout, se sont réunis regroupés comme un seul homme dans leur sempiternel point de départ, la célèbre place du 1er-Novembre, ex-Place d'Armes à partir de laquelle ils ont entamé leur procession en empruntant le symbolique boulevard Emir Abdelkader avant de bifurquer vers la célèbre rue Larbi Ben M'hidi à partir de l'intersection séparant le boulevard Hamou Boutelélis et celui baptisé au nom de l'Emir Abdelkader. Un tel choix porté sur l'itinéraire de la marche n'est sans aucun doute un simple fait du hasard. Les trois spacieux espaces (Bd Emir-Abdelkader, celui de Hamou Boutlélis et la rue Larbi-Ben Mhidi sont, chez plus d'un manifestant, synonymes de résistance et de lutte pour le recouvrement de la souveraineté nationale. à l'aune du IIIe millénaire et à la faveur du mouvement populaire du 22 février. Les manifestants sont, eux aussi, plus que déterminés à recouvrir l'autorité populaire en disant «non aux faux-fuyants» et «la fuite en avant», «Non à l'élection présidentielle du 4 juillet», «Pour le départ des B représentés par Bensalah-Belaiz-Bedoui», «oui pour l'instauration d'une démocratie majeure», «oui pour un Etat de droit et d'une nouvelle Constitution» etc. Voici donc les évolutions de la sortie citoyenne dans la rue haussant le ton, sans verser dans la radicalisation du mouvement, tout en revoyant à la hausse la revendication populaire. Hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, avocats, étudiants et leurs professeurs, employés et chômeurs n'ont pas manqué à l'appel en répondant par leur présence, hier, en scandant des slogans hostiles à Bensalah, Belaïz, Bedoui, Gaïd Salah et tant d'autres de symboles représentant, selon les manifestants, le régime en place qui, expliquent des manifestants «n'est pas prêt à partir de sitôt». Si tel est le cas, nous ne partirons pas nous aussi», avertit un avocat expliquant que «nous occuperons la rue tous les jours.

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