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AFFRONTEMENTS ENTRE DÉLINQUANTS ET FORCES DE L'ORDRE

Il faut protéger le Hirak

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Les multiples appels à protéger le mouvement populaire des risques de récupération ou de détournement, libèrent les manifestants de toutes accusations de troubles publics.

Les incidents qui ont entaché la 8e marche pacifique du mouvement populaire, faisant état de l'utilisation de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de jets d'eau sur les manifestants, ont fait couler beaucoup d'encre et engendré plusieurs réactions de la part des acteurs de la scène politique.
Dans ce sens, le président du MSP, Abderrezak, Makri, a condamné dans un communiqué rendu public vendredi soir, ce qu'il a qualifié «de tentatives de provocations visant à détourner le Hirak de ses objectifs, et de son pacifisme, dans le but de le contenir politiquement ou idéologiquement pour l'intérêt des parties obscures».
Dans le même document, Makri, fait savoir que son parti «valorise la position de refus qu'oppose le mouvement populaire contre l'imposition des 3 B au peuple algérien, et des décisions unilatérales», et appelle les manifestants à «protéger le mouvement populaire des tentatives de récupération».
Sur le même sillage, Makri s'est adressé aux véritables décideurs, les exhortant à entamer en urgence un dialogue national, dans l'optique de dégager des solutions à même de garantir la concrétisation des revendications du peuple et de sécuriser la transition politique.
De son côté, l'Union nationale des ordres des avocats, s'est indignée de la tournure qu'a pris la manifestation de ce vendredi, et dénonce avec force cette forme de répression contre les manifestants, dans leur droit le plus absolu, celui de manifester librement comme le prévoit la Constitution. Ils considèrent que la crise est «politique avant d'être constitutionnelle, et demande au pouvoir de se diriger vers l'option d'une période de transition qui sera menée par des figures politiques connues et acceptées par le peuple». A cet effet, et en guise de rejet de l'organisation de l'élection présidentielle le 4 juillet prochain, les avocats annoncent une grève de quatre jours du 17 au 22 avril.
Dans le même ordre d'idées, RAJ, le Rassemblement actions jeunes, dénonce à travers un communiqué, «Malgré le caractère pacifique de la marche, la police a usé de la violence et de la répression de la marche à Alger avec usage de jets d'eau, du gaz lacrymogène et usant même de balles en caoutchouc». Tandis que le syndicat des médecins résidents, se porte comme témoin, et confirme avoir constaté de visu, des «agissements violents et illégitimes des forces de l'ordre en dépit du caractère pacifique de la marche». Et déplore «cette répression injustifiée, précisément ce qui s'est passé à la place Maurice Audin, allant jusqu'à l'utilisation excessive et sans réserve des canons à eau, du gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques». Or, à travers les différentes réactions et prises de position, il demeure indéniable, que ces scènes de violences ne sont pas le fruit des manifestants. Car depuis le départ, ces derniers ont su donner à ce mouvement populaire, l'inconditionnelle ligne de conduite dictée par le seul principe de la non-violence.
Dans ce sens, le communiqué de la Dgsn, de vendredi soir, indiquait que les forces de l'ordre ont déjoué les projets sanguinaires d'un groupe de terroristes armés, voulant profiter de la densité du mouvement, pour commettre des actions contre les manifestants. Et ce en plus de certains témoignages de journalistes qui renseignent sur les tentatives de groupes de délinquants, visant à forcer le cordon de sécurité et obliger les forces de l'ordre à réagir.

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