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Une contre-révolution entre en scène

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sauvegarder la patrie et la pérennité de l'Etat algériensauvegarder la patrie et la pérennité de l'Etat algérien

S'agit-il des forces de la contre-révolution qui essayent de se redéployer pour une éventuelle recomposition qui donnera une deuxième vie au clan de l'oligarchie financière qui vient d'être secoué en partie?

L'élan populaire maintient sa cadence de mobilisation, les revendications se font entendre comme à l'accoutumée, c'est-à-dire le départ pur et simple su système. Le huitième vendredi a montré que la majorité du peuple ne décolère pas et qu'elle s'échine à aller encore loin dans sa mobilisation pacifique pour déloger les personnes qui incarnent le régime rejeté à l'unanimité.
Il s'agit d'un «consensus» populaire visant à exiger la démission des trois «B» symboles de la continuité du système et son maintien même si l'ex-président n'est plus aux commandes du pouvoir. L'appel des millions de manifestants qui battaient le pavé dans toutes les rues du pays est saillant, c'est l'exigence de départ de Bensalah, Bedoui et Belaïz. Pour ainsi dire, la majorité du peuple qui s'est soulevée lors du huitième vendredi consécutif ne veut pas entendre parler de l'article 102 de la Constitution.
L'enjeu est de taille, l'institution militaire qui a exprimé sa volonté d'accélérer le processus de la démission de l'ex-président, Bouteflika, est en mesure d'accompagner ce processus de changement radical du système exigé par des millions d'Algériens et d'Algériennes. Mais cet accompagnement qui devrait être renforcé par le critère de confiance ne peut se faire si les appels et les cris de la majorité ne seront pas entendus réellement et concrétisés sur le terrain.
Malgré ce qui s'est passé comme dérapage lors de la huitième marche de vendredi et la répression qui s'est abattue sur les marcheurs et les manifestants de la place Audin, cette majorité n'a pas glissé dans des actes de vandalisme et n'a pas répondu à la provocation qui visait de saborder le mouvement populaire et son élan de mobilisation. S'agit-il des forces de la contre-révolution qui essayent de se redéployer pour une éventuelle recomposition qui donnera une deuxième vie au clan de l'oligarchie financière qui vient d'être secoué en partie? Est-ce une manoeuvre insidieuse dans le but de pousser au pourrissement et faire impliquer l'institution militaire dans une situation des plus chaotiques? A qui profite la répression du 12 avril qui a ciblé tout un mouvement populaire des plus massifs? Ces questions et ces interrogations renseignent sur l'enjeu crucial qui taraude des millions d'Algériens et d'Algériennes qui veulent maintenir jusqu'au dernier souffle le caractère pacifique de leur grande marche pour le changement du système. Il faut dire que face à un mouvement de cette portée nul n'est en mesure de le réduire à une espèce de manipulation et le faire reculer par la provocation et la répression. Des mouvements dans ce genre qui mobilisent des millions de manifestants expriment une volonté de changement de l'ordre politique en place, de façon massive, doivent être suivis et compris dans la mesure où son pacifisme et sa mobilisation grandissante ne peuvent être traités avec légèreté ou vu comme une espèce de révolte éparse et limitée dans son objectif et dans sa démarche. Le dérapage ne peut qu'être dramatique si es forces occultes visent à le saborder et le provoquer par la violence et le traitement répressif de par le degré de la mobilisation en termes qualitatifs ou quantitatifs. Le huitième vendredi du mouvement qui a été enclenché le 22 février s'est distingué par une situation qui en dit long sur les visées de certaines forces de la contre-révolution qui veulent pousser vers le pourrissement et créer un climat de psychose dans le but de tuer et essouffler l'élan de ce mouvement populaire.
L'issue qui reste valable et fiable, rend nécessaire le fait les forces vives s'impliquent mordicus pour imposer une sortie sereine et apaisée sur la base d'une feuille de route qui soit en osmose avec les exigences de la majorité du peuple qui demande le départ des symboles du système lequel persiste à y rester. Une transition concertée pourrait endiguer le spectre de la crise profonde et ses retombées chaotiques. L'institution militaire qui constitue la colonne vertébrale de l'Etat et les institutions de la République pourraient assumer ce rôle d'accompagnateur de ce processus de transition qui finira par donner au peuple le droit de disposer librement de son choix en toute souveraineté. Maintenir le statu quo n'est qu'un prélude davantage de crises et de situations qui pourraient entraîner le pays dans une spirale infernale. L'article 102 n'est pas une orthodoxie ou un fétichisme, la démission de Bensalah, Bedoui et Belaiz semble une solution idoine pour répondre à une demande populaire comme gage de changement qui se dessine via une période de transition gérée par des hommes et des femmes qui n'ont aucun lien avec l'ancien système.
Les patriotes doivent en assumer ce rôle historique si on veut sauvegarder la patrie et la pérennité de l'Etat algérien.

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