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LE PÉTROLE TERMINE LA SEMAINE AU-DESSUS DES 71 DOLLARS

Le Hirak fait bouger le baril

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Le bond que vient de réaliser le baril est porteur d'espoirLe bond que vient de réaliser le baril est porteur d'espoir

La situation politique en Algérie figure parmi les facteurs qui ont contribué à la hausse significative des cours de l'or noir.

Le contexte géopolitique est en effervescence. Le baril peut-il flamber? La question est posée. Certains spécialistes n'excluent cependant pas un tel scénario. La crise libyenne qui s'est transformée en conflit armé, celle qui frappe le Venezuela depuis plusieurs mois, les sanctions américaines contre Caracas et Téhéran, qui ont affecté l'offre mondiale de pétrole, jouent en faveur d'une hausse des prix. Fait nouveau: la situation politique en Algérie figure parmi les facteurs qui ont contribué à la progression significative des cours de l'or noir. «Avec les risques géopolitiques qui continuent d'impacter la production au Venezuela, en Iran et maintenant potentiellement en Libye et même en Algérie, les marchés du brut peuvent poursuivre cette hausse jusqu'à ce que les prix atteignent un niveau satisfaisant pour l'Opec et la Russie», a souligné Ole Hansen, expert en matières premières chez Saxo Bank, cité par l'agence Reuters. Les manifestations en Algérie n'ont pas eu d'impact sur la production nationale a précisé la même source. Le Hirak a donc contre son gré fait bouger le baril! Celui du Brent, référence pour le pétrole algérien, qui a terminé la semaine qui s'est achevée vendredi à 71,52 dollars, enregistrant un bond de 69 cents par rapport à la séance de la veille. Un niveau inespéré pour l'Algérie qui se débat dans une crise financière qui a pratiquement asséché les caisses du Trésor public. Ce qui a conduit l'ancien gouvernement à recourir au financement non conventionnel pour les renflouer. Une option qui n'est pas sans risque. La crainte de voir l'inflation, qui à ce jour a pu être contenue au-dessous des 5%, galoper n'est pas à écarter. Le bond que vient de réaliser le baril est, en tout cas, porteur d'espoir pour l'économie nationale qui devrait en principe desserrer l'étau si l'amélioration des prix du pétrole ne venait pas à être enrayée. Il pourrait même démentir les estimations des institutions de Bretton Woods. «Malgré une augmentation substantielle du budget de l'état et un prix du pétrole plus élevé qu'attendu, le ralentissement marqué de la production d'hydrocarbures (4,2%) a entravé la reprise de la croissance en 2018», avait écrit la Banque mondiale dans son bulletin économique semestriel pour la région Mena, avant de souligner que le rééquilibrage budgétaire pourra reprendre au second semestre de 2019. Le Fonds monétaire international (FMI) avait annoncé de son côté, le 9 avril, s'attendre à une croissance de 2,3% pour l'économie algérienne en 2019, en recul au lieu des 2,7% anticipés en octobre dernier.

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