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ALI BENFLIS RENOUVELLE SON PLAN DE SORTIE DE CRISE

Quatre piliers pour un consensus

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Le président de Talaie El-HourriyetLe président de Talaie El-Hourriyet

Il est attendu de l'armée de jouer le rôle de «facilitateur» de cette solution, parce qu'elle est la seule institution capable d'assurer au pays une transition sereine.

Dans son évaluation des derniers développements de la crise politique, le président de Talaie El-Hourriyet, estime que «l'application combinée des articles 7, 8 et 102 de la Constitution, a fait l'objet d'une large acceptation comme base de sortie de la crise».
Pour le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2004 et 2014 «seule l'institution militaire peut aider à parvenir à cette solution comme l'exige son devoir patriotique et le sens élevé qu'elle a de ses responsabilités nationales». Mais quel sera son rôle? «Il n'est pas attendu de nos forces armées qu'elles soient l'ordonnateur de la sortie de crise, mais qu'elles remplissent un devoir de facilitation, d'accompagnement, de garantie et de protection de la solution de la crise», est-il soutenu. «A l'occasion de sa huitième semaine, la révolution populaire a marqué avec éclat son attachement inébranlable à sa revendication centrale portant sur le départ du régime politique actuel et de ses figures emblématiques encore aux commandes des principales institutions de l'Etat», peut-on lire sur cette déclaration écrite.
«Cette revendication n'est ni une lubie ni un caprice. Elle est d'une haute tenue politique et d'une forte teneur symbolique. Il s'agit, en fait, d'un test de sincérité quant à la volonté de bâtir un nouveau régime politique ou de masquer la reconduction de l'ancien», est-il encore indiqué. «En vérité, cette huitième semaine de manifestations populaires massives, a ramené la recherche d'une solution à la crise de régime au point de départ. La recherche de cette solution commande aujourd'hui, plus que jamais, l'entente politique la plus large sur un certain nombre de postulats de base», dit-il.
«Le premier postulat suppose que nous sortions du piège de la solution constitutionnelle pure, opposée à la solution politique pure» est-il poursuivi.
«La philosophie des Constitutions et des lois est essentiellement politique. Si la politique est une méthodologie d'encadrement et de conduite de collectivités humaines, les Constitutions et les lois ne sont rien d'autre que les instruments de cet encadrement et de cette conduite. En conséquence, le traitement de la crise actuelle doit être tout à la fois constitutionnel et politique. Dans le traitement de cette crise, nous devons aller aussi loin que possible, sur la voie constitutionnelle. Mais dès qu'une impasse apparaît sur cette voie, nous devons avoir la lucidité et le courage de la surmonter par le recours à la voie politique la plus acceptable pour tous», est-il noté.
«Le deuxième postulat part du constat de ce que le peuple n'entend pas entrer dans une nouvelle étape avec des figures anciennes dont il considère le maintien comme une atteinte à l'intégrité de sa révolution et comme une couverture à la pérennité d'un régime politique qu'il veut effacer de la mémoire collective au plus tôt», est-il noté. «La sagesse, tout autant que le réalisme et la clairvoyance, imposent un retour impératif à cette base autour de laquelle s'est formé un large consensus national. L'application des articles 7 et 8 de la Constitution ne peut en aucune manière conduire à une violation des dispositions de la Constitution, bien au contraire, elle offrirait une couverture constitutionnelle solide à la partie politique de la solution de la crise», est-il ajouté.
Enfin, «le quatrième postulat commande que soit reconnue l'incapacité des institions en place, à contribuer au règlement de la crise. Ces institutions font partie du problème à résoudre et ne peuvent absolument pas être partie prenante dans la solution recherchée», a-t-on conclu.

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