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UN LITTORAL RICHE EN SITES, MAIS ÉCONOMIQUEMENT PAUVRE

Investir et s'investir...

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Des sites romains à l'abandonDes sites romains à l'abandon

Le tourisme à l'état moderne assure une activité économique tout le long de l'année. La vie économique d'une région ne peut pas se limiter à deux mois.

Les deux communes de Tigzirt et Azeffoun figurent parmi les plus riches de la wilaya de Tizi Ouzou en matière de potentiel touristique, mais restent toujours parmi les plus pauvres économiquement. Faiblement exploités, les sites touristiques divers sont jusqu'à présent d'un rendement en deçà des espérances dans une région qui devrait vivre exclusivement de ce créneau. Plages, sites antiques, forêts récréatives et autres formes de tourisme, le littoral de la wilaya est une attraction indéniable pour les touristes nationaux à cours et à moyen terme et étrangers à long terme. Ces gisements inexploités sont, selon les spécialistes, capables de créer des milliers d'emplois s'ils venaient à être remis au goût du jour. Un potentiel qui annonce un avenir meilleur pour les générations futures.
Cependant, ce potentiel, pour être exploité, nécessite de nouvelles idées d'investissements. Le tourisme moderne ne se limite plus aux gargotes estivales qui disparaissent avec les derniers estivants.Le tourisme à l'état moderne assure une activité économique tout le long de l'année.La vie économique d'une région ne peut pas se limiter à deux mois. C'est pourquoi, assurent nos interlocuteurs, l'innovation est primordiale. Sans les nouvelles idées, aucun budget ne peut faire redémarrer la machine économique locale. Selon un ancien responsable du secteur du tourisme dans la wilaya, ses activités ne pourront jamais se remettre sur pied si quelques conditions ne sont pas réunies. En premier lieu, notre interlocuteur qui se souvient de l'âge d'or du tourisme en Algérie préconise de lancer une véritable réflexion sur la réforme du secteur.La gestion actuelle, estime-t-il, est trop administrative causant des ralentissements, voire des blocages dans les politiques visant à développer le secteur. Il en veut pour preuve, les hôtels publics qui souffrent actuellement de chantiers de réfection interminables. En second lieu, les pouvoirs publics sont attendus sur le chapitre de l'innovation. Beaucoup de jeunes souhaitent investir dans le secteur, mais ils font face à une politique paralysante qui les démobilise. Jusqu'à nos jours, les projets de promotion du tourisme comme les foires et les salons sont gérés par l'administration via des organismes publics. C'est dans ce chapitre que beaucoup de jeunes investisseurs dans le domaine de l'événementiel veulent intégrer, mais en vain. Ecartés, voire ignorés, les jeunes appellent les services concernés à faire confiance à leur expertise car sous d'autres cieux, le tourisme est une affaire de privés.
Enfin, nos différents interlocuteurs préconisent que l'Etat participe au développement en donnant les moyens aux investisseurs. Un exemple qui revient souvent est relatif à la nécessité de faire renaître de ses cendres le métier de guide touristique. Beaucoup regrettent la disparition de ces accompagnateurs qui savent «plein de choses sur les sites, l'histoire, la géographie des lieux». c'est en quelque sorte, la meilleure publicité pour une région et surtout le meilleur moyen d'attirer les touristes étrangers.

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