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PROFITANT DE LA CONJONCTURE PRÉVALANT DANS LE PAYS

La mafia des bidonvilles à pied d'oeuvre

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Dénuée de tout, notamment de patriotisme et de nationalisme, la mafia des bidonvilles, à Annaba, profite du mouvement populaire pour s'en mettre plein les poches.

Au moment où les citoyens sont mobilisés pour revendiquer le changement social équitable, certains mercantilistes s'adonnent à des agissements, le moins que l'on puisse qualifier, indignes. En effet, c'est le cas de le dire pour la daïra d'El Bouni, où une prolifération sans précédent de constructions précaires et illicites est enregistrée depuis le début du Hirak. Une situation retenue à l'actif de personnes étrangères, profitant de l'opération de recensement qu'opèrent les autorités locales de la wilaya de Annaba. Outre les constructions précaires existantes dans la daïra d'El Bouni, d'autres sont venues rallonger la liste de ces concentrations d'habitations. Venus de partout et de nulle part, en quête d'un logement social, ils sont des dizaines à avoir érigé des constructions illicites, sur des assiettes foncières étatiques. Des terrains réservés à la réalisation de divers projets de développement, pour les zones urbaines et rurales d'El Bouni. Depuis l'amorce du recensement, le mois dernier, les baraquements sont devenus comme une boule de mercure à travers tout El Bouni où le phénomène échappe d'entre les doigts. Comme entre autres, à Boukhadra, Echabia et Djemaâ Hocine, où il a bien été éradiqué, néanmoins le phénomène semble avoir la peau dure. Situation qui n'a pas laissé pour autant, indifférents les locataires de l'Hôtel de ville d'El Bouni. Sans crier gare, l'APC usant des prérogatives qui lui sont conférées par la loi, a procédé à la démolition de quelque 30 constructions illicites. L'opération se poursuit au fur et à mesure qu'intervient le recensement des habitants des zones précaires dans la daïra. Les nouveaux taudis représentent un marché lucratif pour les mercantilistes qui, sans vergogne aucune, tissent encore, les mailles d'un commerce mafieux, usant le plus souvent de la détresse liée au besoin en logement de certains. Entre 200.000 et 260.000 DA la bicoque en parpaing est vendue à des personnes étrangères, le plus souvent de toute la wilaya de Annaba. Ce commerce mafieux qui se fait au vu et au su de tous, semble tirer son aval d'une force que le mouvement populaire, à Annaba comme partout en Algérie, tente de déraciner. De telles pratiques ont de tout temps été à l'origine de la crise du logement à Annaba. Cette wilaya qui, avec la nouvelle ville de Draâ Erich, les pôles urbains de Kalitoussa, El Bouni et El Berka Ezargha, entre autres, s'achemine vers l'assainissement du décor certainement des constructions illicites. Dans ce sens, il faut noter que la cadence des différents chantiers relevant de programmes de logements tous segments confondus, enregistre un taux plus que satisfaisant. Depuis Annaba, El Bouni, Sidi Amar, El Hadjar et Berrahal, des milliers de logements, entre Aadl, LSP promotionnels et sociaux entre autres, ont été réalisés ou sont encore en cours de réalisation, pour la résorption de l'habitat précaire, et surtout, éliminer les bidonvilles à court et moyen terme. Dans cette optique, les pouvoirs publics et locaux de la wilaya de Annaba, mènent une bataille contre le temps et la prolifération des bidonvilles. Par ailleurs, les efforts conjugués des élus de quelques APC de la wilaya, devraient se dresser en rempart contre l'affairisme, comme à El Bouni.

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