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BOUIRA

Rumeurs, intox et...

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L'entêtement des décideurs face à la détermination de la rue mène le pays vers des horizons incertains. Depuis plus de 50 jours rien ne fonctionne normalement, même si à chaque vendredi, le peuple donne des leçons de civisme à travers des marches et manifestations qui auront ébahi le monde avec leur pacifisme, le reste de la semaine ressemble à une vacation sans objectif.
Les grèves cycliques, les actions rejetant la visite des responsables à Béchar et dernièrement à Biskra, les récentes décisions des juges du club d'Alger de ne pas encadrer l'élection présidentielle du 4 juillet prochain, l'officiel refus de certains élus dans la wilaya de Tizi Ouzou de préparer cette échéance électorale, la forte et remarquée présence policière ces derniers jours dans les espaces publics... accentuent la pression.
Même l'institution militaire sollicitée de partout pour dénouer la crise temporise et semble s'attacher à l'application exclusive de cet article 102 qui fait de Bensalah, le chef d'Etat.
La forte présence des islamistes aux dernières marches à l'avant des processions ajoute à cette tension et ravive les craintes d'un retour à l'après-5 octobre 1988 quand les jeunes sont sortis et ont tendu la perche au parti dissous qui a tiré les dividendes de ce soulèvement pour s'imposer comme première force politique dès 1991.
L'autre fait qui justifie les craintes reste cette nette recrudescence de la protesta en région kabyle.
Selon nos sources, les appels à des grèves et à des actions de rue sur le long de la semaine connaissent une adhésion sans limite dans les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et une partie de Boumerdès.
Le reste du pays se satisfait des marches du vendredi.
«La bande de malfaiteurs», le qualificatif est du chef d'état-major de l'ANP, peut concentrer ses manoeuvres sur cette partie du pays, mener des actions et embraser le pays.
Au regard de son entêtement à rester aux commandes du pays, cette mafia a peut être retenu cette option dans ses agendas futurs en application de cet adage qui dit «après moi le déluge».

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