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DÉMISSION EN CASCADE, CONFLIT

Le Hirak chamboule les partis

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Qu'ils soient de la coalition ou de l'opposition, les formations politiques ont été vivement ébranlées par le soulèvement de la rue. Celles-ci font face à deux situations de crise.

Aucune partie n'y a échappé. Le mouvement populaire, soulevé depuis le 22 février dernier, s'apprête à remodeler toutes les composantes de la scène politique. Les partis politiques ne sont pas en reste. Ils sont nombreux à connaître des déboires depuis le début du mouvement populaire. Démissions, en cascade, dissidences, les formes de malaise se multiplient. Qu'ils soient de la coalition ou de l'opposition, les formations politiques ont été vivement ébranlées par le soulèvement de la rue. Celles-ci font face à deux situations de crise. Le cas du Front des forces socialistes est un exemple-phare.
La maison du parti de feu Ait Ahmed est au bord de l'explosion. Son implication dans le mouvement populaire ne fait pas apparemment l'unanimité. L'événement de samedi dernier a surpris plus d'un. Le coordinateur de l'instance présidentielle, Ali Laskri, a été violemment expulsé du siège national du parti par des militants qui ont investi son bureau. Les adversaires de Laskri ont tenu une session extraordinaire du conseil national du parti, qui s'est soldée par l'installation «d'un comité de coordination provisoire, lequel se chargera de la préparation du congrès national ordinaire et de la consolidation de la lutte politique dans le cadre des principes fondamentaux du parti». Les membres de l'instance présidentielle du FFS ont été accusés d'avoir dilapidé les ressources du parti et de marginaliser les militants. Au moment où il doit contribuer à trouver une issue à la crise politique que traverse le pays, ce parti fort de l'opposition qui a toujours plaidé pour un consensus et une Assemblée constituante se retrouve secoué par le malaise interne. Le parti risque de rater l'occasion de jouer un rôle incontournable dans cette crise.
Or, le FFS n'est pas le seul à être emporté par ce torrent. Le RND renoue avec le feuilleton des redressements. Depuis le commencement du mouvement populaire, la maison RND est frappée par un vent de discorde. Les anciens et même des proches du secrétaire général reviennent à la charge pour réclamer son départ. Le revirement opéré par l'ancien bras droit de Ouyahia en l'occurrence Seddik Chiheb, a sérieusement fragilisé la maison RND. Ce dernier tente de sauver sa peau pour réhabiliter son image en s'attaquant ouvertement à son patron. Après Nouria Hafsi, la liste s'élargit pour contenir d'autres noms qui étaient proches de la direction Ouyahia, à savoir Belkacem Mellah. Le FLN, lui non plus, n'est pas sorti indemne. Bien au contraire, il a été le premier à encaisser les coups. Des démissions en cascade ont été annoncées au lendemain du 22 février provoquant une véritable hémorragie dans les rangs du parti.
Les démons se sont également réveillés pour réclamer le départ de Mouad Bouchareb, le coordinateur du parti. Le parti Tajamoue Amal El Djazair a également payé les frais. Amar Ghoul a été lâché par ses proches entre autres, son responsable de communication Nabil Yahyaoui. Ainsi, les partis ne savent plus où donner de la tête. Devant le mouvement populaire qui prend de l'ampleur et les crises internes, les formations politiques seront incapables de collaborer à une sortie de crise en engageant des discussions autour d'un consensus.

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