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LE SG DU HAUT CONSEIL ISLAMIQUE L'A AFFIRMÉ

"Il faut dissocier la religion du politique"

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Boumediene BouzidBoumediene Bouzid

Le professeur Boumediene Bouzidi a tenu à rappeler que le HCI a soutenu le Hirak depuis son commencement, à savoir le 22 février dernier.

Les institutions religieuses ne devraient pas interférer dans le politique. C'est ce qu'a fait comprendre hier, le secrétaire général du Haut Conseil islamique, le professeur Boumediene Bouzid, en marge de son intervention au café littéraire de radio culture. D'après lui, ces dernières, ont bien évidemment le droit d'appuyer le mouvement populaire, sans pour autant s'immiscer dans la prise de décisions politiques. Car, précise-t-il «cela peut très facilement basculer vers une instrumentalisation de la religion à des fins purement idéologiques», et le but d'une institution de ce genre ne doit s'inscrire en aucun cas dans cette ligne. «Celles-ci doivent prôner la solidarité, la fraternité pour préserver l'unité nationale et seulement ça», a-t-il ajouté. Il a, dans ce sens, tenu à rappeler que le HCI a soutenu le Hirak depuis son commencement, à savoir le 22 février dernier. Faisant une lecture sociologique du déroulement des récents événements, Boumediene Bouzid a expliqué que ce mouvement populaire n'a pas réellement débuté à cette date précise. Il est né de plusieurs problèmes d'ordre social et économique. Le cumul de ces facteurs, s'est par conséquent répercuté sur la classe moyenne algérienne. Celle-ci est composée, entre autres, par des universitaires, des journalistes, des architectes, des enseignants...etc. Cette catégorie de personnes relevant de diverses corporations ont été la première à subir «les injustices sociales ou encore d'autres mesures «répressives» appliquées au détriment de cette classe, a-t-il fait comprendre. Sur le long terme, la colère de cette dernière s'est faite de plus en plus croissante et intense, et nous vivons aujourd'hui «l'explosion» de ce courroux longtemps refoulé. A ces facteurs il ajoutera «la mauvaise gestion des gouvernements du pays». Ces derniers dit-il croyaient définitivement avoir acheté la paix sociale. Or, comme on le sait, «octroyer des habitations n'a jamais été une solution pour régler les problèmes d'un pays comme le nôtre», a-t-il avancé. Il a indiqué que «le régime n'a jamais répondu aux besoins du peuple en termes de communication notamment». Le professeur dira en outre dans ce registre que le «monde virtuel» a lui aussi beaucoup contribué à l'éveil des consciences.

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