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MARCHE DES ÉTUDIANTS : ANNABA

Les campus paralysés

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Les campus paralysés

Depuis le 22 février et jusqu'à hier, 16 avril, les étudiants des universités de Annaba, ont mis en relief leur rôle structurant du mouvement populaire contre le pouvoir.

Ce 8e mardi de la mobilisation estudiantine a été caractérisé par les préparatifs dans les facultés, surtout que la journée a coïncidé avec la Journée nationale du savoir «Yaoum El Ilm». Un événement dont les étudiants manifestants ont reporté la célébration au sein de la nouvelle République pour laquelle ils manifestent depuis le 22 février dernier.
«Le temps n'est pas aux célébrations, nous sommes en deuil, jusqu'à ce que le pays soit nettoyé des 3B et de tout le système», a dit un étudiant dans tous ses états.
Les voies s'étaient élevées de partout. «Nous voulons une transition gérée par le peuple», ont lancé d'autres étudiants.
La masse compacte des étudiants, rassemblés sur la place du 1er Novembre, laissait à peine voir le bout du Cours de la révolution, avant que les rangs ne se renforcent par l'arrivée de ceux de la faculté de médecine. Ces derniers, drapés d'emblèmes nationaux, ont marché depuis leur faculté jusqu'au centre-ville, brandissant banderoles et pancartes contenant divers slogans hostiles au système et à ses symboles. Déterminés à rester mobilisés jusqu'au départ des éléments du pouvoir; «La transition doit être gérée par le peuple», ont scandé les étudiants, pour réclamer le départ de tout le système en écho aux revendications du mouvement populaire.
«Nous observons une grève illimitée, et nous tenons pour responsable, le système, pourri qui met en péril notre avenir et celui de toute l'Algérie», a lancé cette étudiante en médecine. «Bensalah dégage», «Système game over» ont scandé des étudiants par petits groupes. D'autres ont manifesté leur indignation quant à la répression dont font objet leurs semblables à Alger. «la police exécute des ordres dictés par le système bandit, pour induire le mouvement dans la violence», ont déclaré d'autres étudiants manifestants. «Ce ne sont pas des terroristes, ce sont des étudiants qui revendiquent leurs droits à un changement pacifiquement», d'un coup, l'assourdissante «Silmia! Silmia!» a surgi dans les rangs des protestataires. Brandissant des drapeaux algériens et des pancartes, avec des mots d'ordre et des caricatures des 3B et des membres de la «Issaba».

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