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MAGISTRAT DEVENU MINISTRE

fidèles de Bouteflika

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Le désormais ex-président du conseil constitutionnel avait été désigné à ce poste, le 10 février dernier en remplacement du défunt Mourad Medelci, pour «garantir» le 5e mandat.

Tayeb Belaïz a démissionné, c'est l'un des derniers «bouteflikistes» qui s'en va. Cet homme politique aura, en effet, été l'un des plus fidèles lieutenants de Bouteflika durant ces 20 ans de règne. Il a refusé de le lâcher jusqu'à la dernière minute. Le désormais ex-président du Conseil constitutionnel avait été désigné à ce poste, le 10 février dernier en remplacement du défunt Mourad Medelci, pour «garantir» le 5e mandat.
Il avait prêté serment le 21 février 2019 conformément aux dispositions de l'article 183 de la constitution. Mais le Hirak aura eu raison de lui, au même titre que son ami et chef. Belaïz a occupé ce poste auparavant avant d'être nommé ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales (2013-2015).
Né le 21 août 1948 à Maghnia (Tlemcen), Belaïz a fait ses études dans la ville et entre à l'université d'Oran où il obtient une licence en droit. Après ses études il occupe des fonctions au sein des services extérieurs du ministère de l'Intérieur. Puis il quitte les services pour occuper le poste de magistrat, où il a passé le plus gros de sa carrière professionnelle, en occupant d'abord le poste de magistrat, puis président des cours de Saïda, Sidi Bel Abbès et Oran, ainsi que celui de premier président à la Cour suprême.
En 1999, il devient membre de la Commission nationale de la réforme de la justice, mise en place par le président Bouteflika.
Cette commission réunissait des experts, des cadres supérieurs de l'État, des magistrats et des universitaires. En 2002, Belaïz est nommé ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, et en 2003, ministre de la Justice.
Avant sa nomination à la tête du Conseil constitutionnel, il a occupé le poste de ministre d'État, conseiller spécial du président de la République.
Le maintien de cet homme à la tête de cette institution stratégique avait provoqué le courroux de la population. Ils sont sortis par millions pour réclamer son départ, au même titre que le chef d'État Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui du fait qu'ils symbolisent l'ère Bouteflika. Cette démission de l'un des 3 B est le début de la dislocation de l'ancien système...

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