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BELAÏZ DÉMISSIONNE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

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Ce fidèle parmi les plus fidèles à l'ancien président, Abdelaziz BouteflikaCe fidèle parmi les plus fidèles à l'ancien président, Abdelaziz Bouteflika

Kamel Fenniche, membre du conseil constitutionnel depuis 2016, élu par le conseil d'Etat dont il était vice-président, a été désigné à la tête de cette haute institution en remplacement de Tayeb Belaïz.

Et d'un! Tayeb Belaïz a démissionné, hier, de la tête du Conseil constitutionnel. Ce fidèle parmi les plus fidèles à l'ancien président, Abdelaziz Bouteflika, quitte cette institution, très sensible, qu'il dirige depuis le 21 février dernier, après un premier passage de 2013 à 2015. Au-delà du fait que ce soit un nouveau symbole de l'ère Bouteflika qui s'en va, ce départ ouvre la porte à celui du reste de la smala, à savoir le chef de l'État par intérim, Abdelkader Bensalah et le Premier ministre, Noureddine Bedoui. En effet, la solution de transition proposée avec ceux qu'on a appelés les 3 B a été catégoriquement refusée par la rue. Des millions d'Algériens sont sortis ces deux dernières semaines pour réclamer leur départ. Le légalisme et le respect des dispositions de la Constitution étaient l'excuse évoquée en haut lieu, pour justifier ce maintien jusqu'à l'élection présidentielle prévue pour le 4 juillet prochain. Mais la rue a fait de la résistance et la désobéissance civile s'est organisée, afin de «boycotter» ce scrutin qui, dans les conditions actuelles, ne répond pas aux aspirations du peuple. Nos spécialistes du droit, ont alors mis sur la table une solution «consensuelle» et légale qui consiste en la démission du président du Conseil constitutionnel, son remplacement par une personnalité du consensus qui sera suivie par la démission du chef de l'État et son remplacement par cette personnalité. Cette solution se heurtait, selon les informations qui circulaient, au refus de Belaïz de céder sa place. Bensalah, qui a pris, contre son gré, l'intérim de la présidence de l'État, n'était absolument pas opposé à une démission. Avec le départ de l'ex-ministre de l'Intérieur, cette solution se profile donc à l'horizon. Surtout que cette annonce a été suivie par le discours du chef d'état-major de l'ANP et vice- ministre de la Défense nationale qui laisse la porte ouverte à toute perspective pour sortir le pays de la crise. «Toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais», a soutenu, hier à Ouargla, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah. Un signe des plus forts du fait que lors de ses derniers discours, le général de corps d'armée insistait sur la transition actuelle et l'application de l'article 102 de la Constitution. Une porte ouverte à la vraie transition dont rêvent les Algériens. On devrait assister à la démission des deux autres B durant les prochains jours, voire les prochaines heures. La grande inconnue reste toutefois cette personnalité qui prendra les rênes de l'État. Il est impératif qu'elle ne représente pas l'ancien système pour être acceptée par la société. Wait and see...

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