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DÉPART DU PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

les étudiants commentent

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Ces jeunes ont choisi d'être les auxiliaires d'un changement inévitableCes jeunes ont choisi d'être les auxiliaires d'un changement inévitable

Ces jeunes, qui ont choisi d'être les auxiliaires d'un changement inévitable, ont tourné le dos à leurs cours et occupent les rues.

Les étudiants reviennent en force. Armés de leurs sourires, ils se réapproprient la rue. L'écho de leurs cris résonne dans chaque coin de la République.. Hier, Alger a vu la plus grande manifestation des étudiants depuis le début du mouvement populaire. Beaux, jeunes, intelligents et déterminés, ils sont de plus en plus nombreux. Ils ont gagné et libéré les lieux qui ont été interdits à la population, bien évidemment, les jours de semaine; ils ont libéré plus exactement les escaliers de la Grande Poste»! Ces jeunes, qui ont choisi d'être les auxiliaires d'un changement inévitable, ont tourné le dos à leurs cours et occupent les rues. Ils écrivent leur propre histoire dont ils sont l'âme et le maillon le plus fort du Hirak. Le départ de Taïb Belaïz, président du Conseil constitutionnel, a fait l'effet d'une bombe. L'information qui est tombée, hier en début de journée, n'est pas passée inaperçue. Son départ a encore boosté les jeunes étudiants, qui ont crié encore plus fort qu'ils tomberont l'un après l'autre. Leur discours est unanime, tous ont un seul mot d'ordre: les deux autres «B doivent partir immédiatement»! «C'est systématique. Aujourd'hui, c'est le premier B qui est tombé, les prochains seront Bedoui et Bensalah. Nous maintenons la pression et l'on finira par les chasser tous. Ils finiront par tomber», souligne Nadia Rabhi, jeune étudiante, rencontrée aux alentours de la Grande Poste. Pour elle et ses semblables, le départ de Belaïz était prévisible. «Ils doivent comprendre qu'ils sont illégitimes, le peuple les refuse et refuse de dialoguer avec eux. Ce n'est pas à eux de décider de l'avenir de l'Algérie puisqu'ils sont le problème de cette crise», poursuivant ses propos par «le fait de les proposer est une insulte pour le peuple qui est sorti pour faire les dégager». Les avis des étudiants sont tous unanimes. Bien que l'humour caractérise les manifestations des jeunes, les messages politiques restent vigoureux et forts. De son côté, Amine Beloul, étudiant en médecine a estimé que le pouvoir agonise. «Belaïz a démissionné, mais ce n'est pas ça le plus important, puisque leur départ est systématique et ce n'est qu'une question de temps. La prochaine étape est la plus dure pour nous. On veut construire un Etat de droit où tous les Algériens seront égaux», indiquant que l'organisation d'une élection présidentielle est quasiment impossible dans cette conjoncture. Dans le même sillage, on note qu'il suffisait juste de voir ce qui se passait à l'intérieur des périmètres des rassemblements pour sentir la détermination de ces étudiants. Ils sont le coeur de l'événement et la voix du peuple. «Nous sommes conscients que la solution passe par les urnes. On demande des assurances afin que nous puissions construire un Etat de droit. Notre seule arme est la «silmiya» de notre révolution. Notre priorité est de garder les acquis du Hirak, en particulier la liberté d'expression», fait savoir un autre étudiant précisent que l'étudiant a libéré la parole et récupéré les espaces publics... «Le départ de Belaïz est le fruit de la détermination d'une jeunesse engagées et tournée vers un avenir dont elle veut être l'architecte», dit une autre jeune étudiante, déterminée. Les étudiants ont encore donné une autre leçon de civisme et d'engagement. Alger a vécu, hier, une journée assez spéciale où l'étudiant était la star. Une journée historique, dont la démission de Belaïz a donné un autre souffle aux jeunes... Par ailleurs, les alentours du siège du Conseil constitutionnel qui se trouve au milieu de deux facultés à Ben Aknoun, a été encerclé par des dizaines de policiers... Le Conseil demeure actuellement sous haute surveillance...

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