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LE RAMADHAN ET LES EXAMENS À NOS PORTES

Les citoyens face à leurs peurs

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Les examens de fin d'année se dérouleront aux dates déjà fixéesLes examens de fin d'année se dérouleront aux dates déjà fixées

Qu'elles soient orientées dans le bon ou le mauvais sens, ces mutations tourmentent l'esprit du citoyen algérien quasi quotidiennement.

C'est manifeste! Nous sommes confrontés ces dernières semaines à un contexte social des plus ordinaires. Beaucoup de changements sont survenus et surviendront encore pendant les prochains mois. Qu'elles soient orientées dans le bon ou le mauvais sens, ces mutations tourmentent l'esprit du citoyen algérien quasi quotidiennement. Celui-ci est ainsi partagé entre espoir de renouveau et l'amélioration de son cadre de vie, mais également les craintes et peurs quant à l'évolution de la situation politique et les conséquences qu'elle enfantera. Entre autres appréhensions, les deux plus grandes «inquiétudes» d'une certaine catégorie de la population se trouvent être pour le moment l'approche du Ramadhan dans une conjoncture jamais vécue auparavant d'un côté, et les examens de fin d'année de l'autre. Il faut dire que ces deux peurs «urgentes» des parents en particulier et des Algériens en général, sont en passe de devenir de véritables «cauchemars». Les parents d'élèves s'agitent et redoutent à juste titre un éventuel report des examens de fin d'année, de façon particulière celui du bac. Et ce, en dépit des «assurances» du nouveau ministre de l'Education nationale. Présidant une conférence nationale des directeurs de l'éducation des wilayas, Abdelhakim Belabed a indiqué que «toutes les mesures ont été prises pour assurer la réussite des examens qui concerneront plus de 2,1 millions de candidats qui passeront leurs examens dans près de 18 600 ««centres». Parlant du taux d'avancement des programmes scolaires, là encore, il tente de calmer les peurs des parents d'élèves en affirmant que la situation est sous contrôle. «Ce taux a atteint les 70% dans les trois paliers confondus», a-t-il avancé, en ajoutant qu'aucun retard n'a été enregistré dans ce sens. Les examens de fin d'année se dérouleront aux dates déjà fixées, soit durant la période allant du 29 mai au 20 juin prochains. «Les examens de fin d'année se dérouleront aux dates déjà fixées, soit durant la période allant du 29 mai au 20 juin prochains», a affirmé le responsable du secteur, rejetant toute rumeur portant sur un quelconque report. Pour rappel, les résultats du baccalauréat seront annoncés le 20 juillet, le BEM le 1er juillet et la 5e le 16 juin. Plus de 2.100.000 candidats sont concernés. Mais en dépit de ces assurances sur le maintien du calendrier des examens, beaucoup de parents appréhendent quand même cette période. Car pour beaucoup d'entre eux, personne ne sait vraiment ce qui se passera dans une semaine et même dans un mois. En ce qui concerne l'autre chapitre du mois de Ramadhan, là encore, les ménages craignent le pire. Cette période marquée comme à chaque fois par une grande surconsommation, les chefs de famille s'attendent à une nouvelle flambée des prix. Là encore, on dira que ces pressentiments sont justifiés. Force est de constater que le scénario est devenu avec les années, récurrent. C'est toujours la même chanson, le même refrain; des jours avant le début du mois sacré, des commerçants déloyaux tireront profit de la situation, en opérant une flambée des prix sur les produits de large consommation. Dans ce sens, le ministère du Commerce a fait savoir que des dispositifs ont été mis en place, afin de renforcer l'approvisionnement du marché durant le Ramadhan, notamment «l'assouplissement de l'importation de produits alimentaires, comme les viandes». Le même département a encore souligné que les préparatifs pour assurer un encadrement normal du marché du mois de Ramadhan ont été engagés depuis le mois de janvier 2019 déjà. Mais comme on le sait tous, il est pratiquement impossible de garantir totalement que le marché ne sera pas ponctué par des dépassements du genre. Par ailleurs, cette conjoncture donnera lieu à deux possibilités: soit elle influe positivement sur le marché et les prix seront régulés d'eux-mêmes sous la pression populaire, soit si cette crise, perdure elle conduira à une anarchie, dont seuls les spéculateurs en sortiront avantagés.

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