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TOSYALI-ORAN

Est-ce le début de fin de crise?

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Les employés rejettent ce qu'ils appellent de «l'enchère» avancée par leur direction.

Un brin de dénouement se profile à l'horizon. Les employés de l'aciérie d'Oran auront droit à des augmentations graduelles de salaires de l'ordre de 25%. De prime abord, la hausse de la mensualité sera applicable dans l'immédiat en la fixant à 15% avant d'atteindre les seuils pour lesquels les deux parties s'engagent. Cette mesure proposée par la direction repose sur plusieurs préalables dont la nécessite de la participation active dans l'augmentation de la production pour la plafonner à 3 millions tonnes/ an. Aussi, la direction s'offre le droit de regard sur le listing des employés en leur changeant des postes de travail, tout comme elle décidera de la suppression de la prime annuelle pour la substituer par une offre, en accordant à chacun des ouvriers un montant de 10.000 dinars/an. Dans le même ordre des choses, les responsables de l'usine de production d'acier s'engagent à titulariser des employés dans des postes bien ciblés. Telles sont les nouveautés qui marquent le bras de fer ayant opposé les employés de l'aciérie à leur direction et qui a duré plus de trois semaines. De telles évolutions constituent l'offre unilatérale ayant émané de la direction de l'usine ayant jugé utile d'ouvrir le bal des négociations pour débattre aussi bien de l'avenir des employés que de celui de l'unité implantée dans la daïra de Béthioua. Elle constitue, chez plus d'un employé, un piège tendu par la direction manoeuvrant, dans tous les sens, dont l'unique but est de contenir d'abord la colère des travailleurs grévistes pour les reconduire dans leurs postes de travail avant de leur offrir un «cadeau empoisonné». Autrement dit, les employés rejettent ce qu'ils appellent de «l'enchère» avancée par leur direction. «Sinon, disent plusieurs d'entre eux, comment interpréter le fait que «la direction s'offre le luxe d'intervenir dans le planning de la titularisation des employés dans des postes ciblés.» Pour les grévistes, cette titularisation est en large contradiction avec leurs revendications reposant essentiellement sur la permanisation de tous les employés, sans aucune distinction. «Elle est fabuleuse cette histoire», déplore un employé de l'usine estimant que «si titularisation il y a, celle-ci doit concerner l'ensemble des employés». En plus de la permanisation de tous les employés, les grévistes, ne semblant pas lâcher du lest, font état de la revendication principale n'ayant pas fait l'objet des propositions annoncées par leur direction, le licenciement abusif. «Il est toutefois inconcevable que nous soyons dupés de telle manière en lâchant nos compères contractuels menacés par le spectre du chômage.» Pour les protestataires, leur direction est interpellée et appelée encore une fois à régulariser la situation administrative de plusieurs centaines d'employés recrutés à titre de contractuels en les titularisant. Il s'agit là d'une première réponse avancée par les grévistes et pour laquelle la direction est invitée à démontrer sa «bonne foi» quant à aller de l'avant dans des négociations sincères prenant en compte les intérêts des employés et ceux de leur usine.

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