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PREMIER P-APC DE LA CAPITALE À BOYCOTTER LES PRÉPARATIFS DE L'ÉLECTION

Le maire de Rouiba s'affranchit

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Cette décision vient emboîter le pas aux dizaines de maires de plusieurs wilayas du pays, à l'instar de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira. La joute électorale du 4 juillet est plus que jamais compromise...

L'information circulait depuis quelques jours, elle a été rendue officielle mardi soir! Le maire de Rouiba a décidé de boycotter l'élection du 4 juillet prochain. Mourad Tikli, élu du Parti El Moustakbal a annoncé qu'il a refusé de participer aux préparatifs de cette élection «refusée» par les Algériens. «Je suis avec le peuple et je serai toujours avec le peuple. En réponse à l'appel de conscience et aux opinions des citoyens de la commune de Rouiba. L'APC que je dirige a décidé de boycotter l'installation du comité municipal chargé de l'examen exceptionnel des listes électorales et de toutes les tâches liées à la préparation de l'élection qui se déroulera le 4 juillet prochain», a-t-il écrit sur la page officielle de l'APC. Il est ensuite sorti à la rencontre de ses électeurs dans les rues de la ville pour leur annoncer la nouvelle.
Les habitants de Rouiba ont accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie et une grande fierté. Ils ont vigoureusement salué la décision de leur président d'APC, qui, faut-il le rappeler, les a, à plusieurs reprises accompagnés pour les manifestations du vendredi au centre d'Alger. Cette décision vient emboîter le pas aux dizaines de maires de plusieurs wilayas du pays, à l'instar de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira. Néanmoins, la sortie de Mourad Tikli est des plus symboliques du fait qu'il soit le premier maire d'une commune de la capitale à s'affranchir de l'État. D'autres maires d'Alger devraient prochainement suivre son exemple.
D'ailleurs, le maire de Cherchell, élu MPA a pris la même décision dans la journée d'hier.
Une autre victoire pour le Hirak. Surtout que la liste des maires boycotteurs s'agrandit de jour en jour, au même titre que celle des magistrats montrant par là que la tenue de l'élection en date du 4 juillet prochain est quasi impossible. La sortie de crise avec Bensalah n'est donc pas pour demain...

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