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ENTRE LE DISCOURS DE GAÏD SALAH ET LA RÉALITÉ DU TERRAIN

Cafouillage au sommet?

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Le mouvement qui a ébranlé le systèmeLe mouvement qui a ébranlé le système

Le mouvement populaire a montré la voie, une voie salutaire et salvatrice, celle d'un changement du système et non pas d'un clan au détriment d'un autre.

Depuis ces derniers jours, on assiste à une situation qui s'apparente à un véritable cafouillage au sommet de l'Etat. Le dernier discours du vice-ministre de la Défense, chef d'état-major de l'ANP, Gaïd Salah, lors de son déplacement mardi dernier, à la 4e Région militaire, a suscité moult réactions et des grilles de lecture, compte tenu de la gravité de la situation politique à laquelle fait face le pays. Il faut dire que le général de corps d'armée incarne deux casquettes, la première est politique en sa qualité de vice-ministre de la Défense nationale, la deuxième est strictement militaire dont les attributions et les missions sont bien déterminées par la Constitution. Ainsi sa dernière sortie a été disséquée et lue en filigrane, comme étant une sortie qui montre on ne peut mieux que la guerre au sein même du système en place sur fond de crise qui le taraude depuis le début du mouvement du 22 février. La décantation semble se faire au fur et à mesure avec comme maître-mot, le départ du régime tous azimuts. Le discours de Gaid Salah était à la fois é teinté d'un ton menaçant à l'égard de l'ancien chef du département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le général de corps d'armée, Mohamed Mediene alias Toufik. C'est la première fois dans les annales du système politique où on use ouvertement de déclarations crues et personnifiées à l'égard d'un haut fonctionnaire de l'Etat, voire un ex-dignitaire du système. Dans ce sens, Ahmed Gaïd Salah n'y est pas allé de main morte pour tirer à boulets rouges sur l'ancien patron du DRS que l'on surnommait «Rab dezaïr». Les propos contenus dans le discours sont gravissimes en termes de charges, allant jusqu'à accuser l'ex-patron du DRS de faire dans «la conspiration». Le vice-ministre et chef d'état-major a souligné dans son discours que: «J'ai déjà évoqué, lors de mon intervention du 30 mars 2019, les réunions suspectes qui se tiennent dans l'ombre pour conspirer autour des revendications du peuple et afin d'entraver les solutions de l'Armée nationale populaire et les propositions de sortie de crise». GAID Salah ajoute dans le même discours: A cet effet, «je lance à cette personne un dernier avertissement, et dans le cas où elle persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre.» Le Chef d'état major a promis de révéler des nom. Apparemment, il vient d'en livrer un. Y a-t-il d'autres, qui sont-ils?
Rien ne va plus alors au niveau du sommet du pouvoir? Les choses prennent-elles des connotations plus que «bellicistes? Faut-il dans ce cas craindre Est-ce une guerre interclanique qui s'exprime d'une manière épistolaire, mais qui risque de prendre un sens plus éhonté. L'impasse politique doit être annihilée in extremis et favoriser une issue en dehors de ce jeu des rapports de force où le peuple est complètement marginalisé et réduit à un simple instrument. La conspiration contre le pays est une accusation qui ne demande pas que l'on somme le conspirateur en chef, cela est intimement lié à la Sécurité nationale et l'unité de la nation. Faut-il se contenter des allusion, via des avertissements à répétition sur des aspects qui engagent la sécurité du pays et de sa souveraineté? Le mouvement populaire a montré la voie, une voie salutaire et salvatrice, celle d'un changement du système et non pas d'un clan au détriment d'un autre. Il faut puiser dans le génie de ce peuple et de ce qu'il recèle comme potentiel et énergie, les solutions existent, l'issue porte plusieurs variantes dans le cadre d'une sortie de crise qui doit être politique mordicus.Puisque le temps presse, l'institution militaire doit donner des gages manifestes et concrets pour enclencher l'amorce d'une sortie négociée politiquement et qu'elle soit consensuelle en impliquant les vrais protagonistes de la scène politique, à savoir le mouvement populaire à travers ses symboles et aussi l'élite politique qui n'a pas été enrôlée dans le processus de la dilapidation des richesses du pays et la destruction du potentiel national. Le temps est à une solution urgente et non pas aux cafouillages!!

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