Accueil |Nationale |

SIT-IN DES TRAVAILLEURS DEVANT L'UGTA

Sidi Saïd sommé de partir

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
le ras-le-bol des travailleursle ras-le-bol des travailleurs

Les travailleurs disent qu'ils ne peuvent plus patienter jusqu'à 2020 et exigent la tenue d'un congrès extraordinaire en urgence, pour se débarrasser de la direction actuelle.

Après les étudiants, les travailleurs ont fait l'événement hier. Des centaines de travailleurs, affiliés à la Centrale syndicale de l'Ugta, se sont regroupés devant la Maison du peuple, à la place du 1er-Mai, pour réclamer haut et fort le départ immédiat du secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd. «Nous ne voulons plus de Sidi Saïd, il ne représente pas les travailleurs,» «Sidi Saïd a trahi les travailleurs», «dégagez, vous et votre bande», «rendez la Centrale syndicale aux travailleurs», criaient à tue-tête les travailleurs, venus en force pour réclamer le départ du patron de l'organisation. Ces derniers ont été empêchés par le service d'ordre de gagner l'enceinte de la Maison du peuple. Représentant les différentes fédérations de l'Ugta, les travailleurs sont venus de toutes les wilayas pour exprimer leur rejet du maintien du statu quo au sein de la Centrale syndicale. Ceux de la zone industrielle de Rouiba se sont déplacés en force pour crier leur ras-le-bol. Les déclarations faites récemment par le patron de l'Ugta, assurant qu'il ne se portera pas candidat lors du prochain congrès, n'ont pas apaisé les esprits. Bien au contraire, les travailleurs ont fait une démonstration de force, hier, pour faire pression sur le secrétaire général qui est de plus en plus contesté par la base. Ils ne peuvent plus patienter jusqu'à 2020 et exigent la tenue d'un congrès extraordinaire, en urgence, pour se débarrasser de la direction actuelle. «Nous ne pouvons plus faire confiance à Sidi Saïd, qui a trahi les travailleurs», a affirmé Hassen Rabhi, représentant de l'Entreprise nationale de charpente et de chaudronnerie (Encc). «Sidhoum Saïd n'a jamais servi les intérêts des travailleurs, mais ses propres intérêts et ceux du patronat», atteste avec acharnement un représentant de la section Ugta de la Snvi. Les contestataires accusent Sidi Saïd d'avoir bradé les entreprises nationales pour les offrir au privé, au dinar symbolique. Nous sommes en train de faire le montage des véhicules, alors que la Snvi est le fleuron de l'industrie en Algérie et a fait ses preuves dans les années 70», regrette un cadre de l'entreprise, à la retraite. Munis de drapeaux et de pancartes, les travailleurs se montrent déterminés à aller jusqu'au bout dans leur quête. Ils refusent toute solution qui vient de la direction actuelle. «Les syndicalistes honnêtes vont prendre en charge cette question», a soutenu un représentant de la section Enie, de Sidi Bel Abbès. Des cadres et des travailleurs, et même des anciens cadres à la retraite, membres de la commission exécutive et des membres de la commission nationale, élus par les wilayas, soutiennent le mouvement populaire, et annoncent leur ralliement.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha