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BEJAIA

"On récidivera autant de fois qu'il le faut"

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C'est globalement le message délivré, hier, par des milliers de citoyens qui ont de nouveau investi la rue à Béjaïa pour dire «dégage» au système.

Ceux qui ont misé sur la démobilisation et la division en ont eu pour leur compte, hier, à Béjaïa. Des milliers de citoyennes et citoyens, se sont de nouveau exprimés, rejetant en bloc les propositions de sortie de crise faites par le pouvoir, dont ils réclament unanimement le «départ». Un départ qui ne peut se traduire, que par l'élimination des figures du système qui ont longtemps confisqué toutes les libertés et tirer vers le bas un pays qui a pourtant toutes les qualités et les ressources pour se rehausser parmi les grandes nations du monde. Hier, il y a eu de la joie. Sur un air de fête, les manifestants ont chanté, dansé et fait leur spectacle, une manière à eux de se révolter pacifiquement et solidairement. Les gens de Béjaïa voient en les solutions proposées par-ci et par-là «la poudre aux yeux», destinée à saborder la mobilisation. On n'y croit pas, tout comme on ne croit pas aux tentatives de démobilisation et de division colportées par certains «acteurs politiques», pris d'ailleurs à partie dans les dizaines de carrés où l'on affiche allègrement son appartenance nationale et identitaire. «Nous sommes des Algériens berbères n'en déplaise aux tenants d'une pensée unique», affirme Rachid, un habitué des marches depuis le 22 février. Comme lui, beaucoup de manifestants, jeunes et moins jeunes, tenaient simultanément l'emblème national et le drapeau identitaire amazigh. Certains les brandissent, d'autres s'en drapent. Et c'était comme ça pendant tout le temps qu'aura duré la 9ème marche du genre. Sur le camion ouvrant la marche était présente Nadia, l'épouse du Rebelle, feu Matoub Lounès, devant le siège de la wilaya, elle sera invitée à s'adresser à la foule, l'implorant de rester mobilisée pour que jaillisse la lumière dans ce pays, cher à Lounès. Elle évoquera son assassinat regrettant que l'enquête n'ait pas encore donné de résultats probants. Tous les chants patriotiques et révolutionnaires ont été revisités, hier, par une foule. Aux slogans habituels, figurent aussi des déguisements ou encore des scènes de désolation nées des 20 ans de règne du système qui «doit impérativement tomber pour laisser ce merveilleux pays respirer le bonheur et la joie de vivre», soutient cette mère accompagnée de ses quatre enfants, tous aux couleurs de l'Algérie et de l'amazighité.

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