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CÉLÉBRATION DU PRINTEMPS BERBÈRE: BOUIRA

sur fond d'un souvenir douloureux

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Bouira a célébré le 20 avril synonyme de printemps berbère. Ils étaient des milliers à marcher à travers les grandes artères du chef-lieu de wilaya. «Cette marche aurait été plus importante si le 20 avril était une journée de travail. Elle aurait drainé plus de monde si la veille la population n'était sortie dans une immense marche» nous confie un militant de la cause identitaire. Malgré ces deux aléas, ils étaient des milliers à commémorer la mémoire des martyrs de la démocratie par des minutes de silence observées tout au long de la procession. «Cette manifestation est un prolongement des neuf marches organisées par son excellence le peuple pour faire partir un système qui n'a pas hésité à recourir aux armes en 1980 et 2001 tirant à bout portant sur des jeunes désarmés. Le combat identitaire est une étape indissociable dans la marche vers la réappropriation de l'Algérie par ses dignes fils et filles» commente un professeur de tamazight, militant de la cause depuis ses débuts.
L'adhésion de toutes les composantes linguistiques algérienne aux revendications du Hirak a raffermi les liens de fraternité, d'union entre les citoyens d'un seul et unique pays.
La présence côte à côte de l'emblème national et de l'étendard identitaire tout au long de la marche d'hier est un gage et un pas vers un horizon meilleur pour l'Algérie. C'est aussi une réponse aux mauvaises langues séparatistes des deux côtés. «Ni Ferhat Mehenni ni Naïma Salhi ainsi que leurs semblables ne peuvent désormais diviser le peuple amazigh» ajoute notre professeur. Parce qu'en histoire on dit qu'il faut tourner la page mais ne jamais l'effacer et pour lutter contre l'oubli, les manifestants ont porté des portraits des martyrs du printemps berbère et ont longuement scandé «ulac smah ulac».
Pour pallier tout débordement les services de police ont encadré la marche en détourant à des endroits la circulation. Malgré leur présence devant les institutions publiques, les manifestants se sont conduits d'une manière exemplaire et aucun incident n'a été signalé. Ces marcheurs ont même demandé à un individu qui arborait le drapeau séparatiste du MAK de le retirer exprimant ainsi leur rejet sans condition de toute division qui permettrait la régénération d'un système qui a fondé ses politiques sur le principe de «diviser pour mieux régner».
Hier Bouira et ses villes ont marqué en lettres d'or la nouvelle page de l'histoire d'une Algérie qui retrouve son origine et les principes ayant enclenché la révolution du 1er Novembre 1954. Après la marche, les manifestants ont organisé un immense meeting sur l'esplanade en face de la Maison de la culture où des animateurs du mouvement culturel berbère ont rappelé la genèse du combat qui aujourd'hui récolte le fruit. «Aujourd'hui, l'emblème national flotte aux côtés de l'étendard identitaire sans aucun complexe et sans gêner personne.

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