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CÉLÉBRATION DU PRINTEMPS BERBÈRE: TIZI-OUZOU

Entre les acteurs d'hier et les jeunes d'aujourd'hui

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Les marches pacifiques d'aujourd'hui pour la démocratie et les libertés sont incontestablement les roses semées lors de ce printemps qui a choisi d'inscrire son combat loin de la violence
Ils étaient des milliers à battre le pavé hier, dans la ville de Tizi Ouzou, à l'occasion du 39ème anniversaire du Printemps berbère de 1980. Comme il est à présent de tradition, les premiers regroupements ont été constatés devant l'entrée principale du campus Hasnaoua 1 de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Peu à peu, les carrés se formaient sous les couleurs chatoyantes de l'emblème amazigh et de l'emblème national algérien. Aux environs de 11h, la marche a commencé à s'ébranler vers le centre-ville sous les slogans rappelant que le Printemps berbère a été le coup de starter de la lutte pacifique pour la liberté et la démocratie en Algérie. «Pour une Algérie démocratique et plurielle», «La liberté s'arrache» sont des slogans partagés par les marcheurs. D'autres slogans rappelaient le combat des populations de la Kabylie pour que l'Algérie accède à la liberté et à la démocratie. Un long et dur combat mené non sans sacrifices. Des sacrifices que beaucoup de slogans ont rappelé à la mémoire des jeunes tués en 2001 lors du Printemps noir. «Pouvoir assassin», «Oulach smah oulach» et «Jugez les criminels qui ont tué nos enfants». Pour la circonstance, la commémoration d'une date qui a donné un coup d'accélérateur à l'histoire de l'Algérie, les acteurs de ce printemps étaient présents en masse. Bien avant le début de la marche, l'avocat Mokrane Aït Larbi était entouré d'une grande foule devant le portail du campus Hasnaoua. Les échanges avec les marcheurs étaient très cordiaux. Beaucoup de questions lui ont été posées, à propos de la situation politique actuelle du pays, étant donné qu'il est l'un des acteurs les plus en vue. Un acteur de tous les combats d'ailleurs, parce que Me Aït Larbi est l'un des 24 détenus d'Avril 1980.
Peu à peu, d'autres détenus d'Avril 1980 arrivaient pour prendre part à la célébration de cet anniversaire, clé de l'histoire contemporaine de l'Algérien qu'est le Printemps berbère. L'on pouvait remarquer la présence de Mouloud Lounaouci, Arab Aknine.
D'autres figures du monde culturel étaient présentes aux cotés des jeunes manifestants pour marquer cette date. A noter aussi que la présence féminine était fortement constatée lors de la marche. Après avoir battu le pavé, les marcheurs se sont dispersés dans le calme, confirmant ainsi l'inscription de ce mouvement de revendication dans un cadre résolument pacifique. Un pacifisme qui se déteint admirablement sur le mouvement du 22 février qui en est à son 9e vendredi.

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