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ORAN

Disparition énigmatique d'un mort-né

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Des femmes célibataires qui tombent délibérément enceintes pour vendre leurs enfants.

L'hôpital Benzerjeb vient d'être entaché par un scandale, et pas des moindres. Celui-ci porte le sceau d'une énigmatique disparition d'un mort-né, d'où le vaste front d'investigations déclenché par les enquêteurs auditionnant les praticiens, infirmiers et sages-femmes du service des accouchements. L'enquête, ayant concerné également les gardiens et le responsable de permanence dudit service, a été décidée par le procureur près le tribunal d'Oran suite à la déposition faite par le géniteur du mort-né ayant été informé par l'administration dudit service de la venue au monde, le 15 avril de l'année en cours, de son nouveau-né décédé à sa naissance. Il s'est même, fait délivrer le certificat attestant le décès de son mort-né et ce en vue de son enterrement dans des formes légales. Se rendant sur les lieux pour la récupération de la dépouille, le père a été stupéfait de constater la disparition inexpliquée de la dépouille de l'enfant venu au monde mort-né. Pour sa part, la direction de l'hôpital a jugé utile d'ouvrir à son niveau une enquête en mettant en place une commission composée du secrétaire général et du responsable de l'administration du même hôpital. Une telle affaire porte-t-elle le sceau d'une erreur médicale ou d'une négligence administrative? Cette question ne trouve pas de réponse vu que l'enquête est à ses premiers rounds. Le service des accouchements de l'hôpital Benzerdjeb n'est pas à son premier coup. L'Expression a, dans un passé récent, révélé en exclusivité, un autre phénomène qui a terni l'image du secteur de la santé. Celui-ci porte l'estampille de la vente des nourrissons qui a pris des proportions alarmantes, notamment à l'ouest du pays. «Des nouveau-nés vendus sur commandes». «Ils sont vendus au prix avoisinant les 10 millions de centimes.» Les premières coupables: des femmes célibataires qui tombent délibérément enceintes pour vendre leurs enfants. L'affaire a éclaté lorsque les services d'accouchement de l'hôpital d'Oran ont reçu une femme sur le point de donner naissance à son enfant avec une carte d'identité qui n'était pas la sienne. L'hôpital a immédiatement alerté la police Celle-ci a lancé des investigations en long et en large pour débusquer les tenants et aboutissants de cette nouvelle forme de traite humaine qui a failli s'ancrer dans la société algérienne», a déclaré l'un des enquêteurs au journal.

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