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IL SE RÉUNIT EN SESSION EXTRAORDINAIRE LE 4 MAI PROCHAIN

Le FFS peut-il éviter le naufrage?

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Le Front des forces socialistes vit une crise qui risque de l'ébranler dans ses fondements. Ceux qui ont fait de lui une des formations politiques les plus crédibles et représentatives pour la lutte et les revendications en faveur de la démocratie et des droits de l'homme. Un rang qu'il a perdu et déserté depuis la disparition de son leader charismatique, Hocine Ait Ahmed, le 23 décembre 2015. Le parti ne porte plus dédormais cette étoile au Front.
Les luttes intestines et les instincts bassement égocentriques ont eu raison de la noblesse de ses luttes et revendications qui l'ont jalonné et façonné dés le lendemain de l'indépendance en 1963 pour faire le porte-drapeau de l'opposition au système avec comme objectif l'instauration d'une Assemblée constituante qui conduirait à l'avènement d'une IIe République. Des revendications que porte en son coeur aujourd'hui le Hirak qui a pris naissance à travers les marches pacifiques qui ont démarré le 22 février. Un événement qui s'offrait sur un plateau d'argent au Front des forces socialistes qui n'a pas pu ou su capitaliser. Il en a fait paradoxalement une pure perte prise dans la nasse d'une guerre des clans et de leadership malsain qui n'a pas honoré la mémoire des premiers martyrs de la démocratie qui sont tombés les armes à la main au lendemain de l'indépendance pour faire barrage à un système dirigiste qui, de crise en crise, a mis le pays dans une impasse politique inédite depuis son accession à l'indépendance. Une étape cruciale, historique certainement que n'a pas saisi le parti cher à son fondateur, Hocine Ait Ahmed et à ses illustres compagnons (les colonels Mohand Oulhadj, Si Sadek, les commandants Bouregaâ, Abelhafid Yaha...) de route baroudeurs et patriotes devant l'éternel. C'est à ce moment-là qu'il a fait étalage de ses dissensions, de ses luttes intestines qui le rongent comme un cancer. Le 18 avril le siège du parti a été le théâtre d'une bataille rangée qui en dit long sur l'état de déliquescence qu'il a atteint. «Un groupe de baltaguias en possession d'armes blanches, bombes lacrymogènes, sabres, manches à pioche... se sont introduits à l'intérieur du siège national du parti, en sommant, sous la menace d'agression, les militants présents de quitter les lieux», avait indiqué un communiqué signé par deux membres de l'instance présidentielle du FFS, Hayet Taiati et Chioukh Sofiane. Ces deux cadres qui, selon eux, ont été la cible de cette opération «commando», affirment avoir reconnu un militant de leur parti au sein de cette expédition. Un acte commandité? Dans une lettre adressée aux militants du parti, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes parle d'une «campagne de sape savamment orchestrée». Par qui? «Nous avons le devoir et la ferme volonté d'enclencher une nouvelle dynamique partisane qui nous permettra d'organiser le sixième congrès national ordinaire dans les meilleurs délais et dans de meilleures conditions», a assuré Karim Belahcel qui a appelé à la «sagesse» et la «clairvoyance» qui «doivent l'emporter sur la violence et les actes irréfléchis» et faire en sorte de «remettre le parti sur orbite le plus vite possible pour l'intérêt suprême de l'Algérie». Dans un communiqué rendu public hier il a annoncé que le Front des forces socialistes tiendra une session extraordinaire de son conseil national le 4 mai prochain.

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