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BOUIRA

La rue applaudit les décisions

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Même si ces inculpés restent innocents jusqu'à preuve de leur implication, personne ne pouvait avant le Hirak penser voir ces têtes à la barre.

La rue s'emballe au rythme de ce flux d'informations et de désinformations affichées sur les réseaux sociaux et communiquées par les divers médias nationaux. La mise à l'écart du DG de la douane, l'arrestation des frères Koulinef, la convocation par-devant le tribunal de Sidi M'hamed de Ahmed Ouyahia et du ministre des Finances, ex-directeur de la Banque d'Algérie, la détention du président du FCE à la prison d'El Harrach, l'emprisonnement d'anciens hauts cadres de l'armée, anciennement chefs de Régions, la mise en garde et avertissement contre l'ex-patron du DRS, les demandes de levée de l'immunité contre les sénateurs Ould Abbès et Barkat. Toutes ces décisions atténuent complètement, pour ne pas dire voile l'invitation du chef de l'état à une rencontre nationale et lui confère un caractère de non-lieu. Cette rencontre est pour les personnes rencontrées une énième manoeuvre mais et surtout la défaite de trop qui poussera les restes de la «issaba» vers la porte. Le peuple dans sa totalité suit à la seconde ces évènements qui se précipitent. Même si ces inculpés restent innocents jusqu'à preuve de leur implication, personne ne pouvait, avant le Hirak penser voir ces têtes à la barre. Pour les plus initiés, la célérité dans le traitement des dossiers qui pourrissent la vie politique en Algérie, est une réponse claire à l'appel du chef d'état-major de l'ANP depuis Ouargla. Les mauvaises langues et les donneurs de leçons s'empressent de parler d'une justice revancharde et tentent, sur les plateaux médiatiques, de mettre ces grandes décisions sur le registre d'un règlement de comptes entre soi-disant des clans en haut de la pyramide. La majorité de ces accusés fait partie du cercle restreint du frère du président démissionnaire, mais certains ont porté atteinte à l'économie du pays, à la souveraineté de l'état algérien. Rien que pour ces deux actes, ils méritent la potence. La justice a repris le dessus et s'est libérée du téléphone et des recommandations venues d'en haut. Elle a toute la latitude de poursuivre toute personne citée dans ces affaires scabreuses qui ont abouti à l'appauvrissement des deux tiers de la population, au profit d'une classe qui se croyait intouchable. Le Hirak, même s'il n'a pas totalement nettoyé les hautes sphères du pouvoir, a au moins permis l'émergence du droit dans un pays jusque-là livré à une oligarchie, à une maffia prête à livrer le pays sur un plateau d'argent à ses maîtres d'outre-mer.

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