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AU RISQUE D'ALLER À SA PERTE

"Le Hirak doit se structurer"

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Dans son intervention lors de la conférence politique organisée hier, au siège du MSP, le sociologue Nasser Djabi a souligné que contrairement à ce qui se dit çà et là, les revendications du mouvement populaire, qui est à la fois élitiste et corporatiste, sont «suffisamment claires, auxquelles le pouvoir doit impérativement répondre». Celui qui va à contre-courant de ces demandes précises, entrera inexorablement en confrontation directe avec le peuple, dont les conséquences sur l'Etat nation et les institutions centrales de l'Etat seront néfastes et incommensurables». Pour Nacer Djabi «il est très important de saisir cette occasion (générationnelle) pour bâtir un consensus sur le changement démocratique». «Les partis à leur tour, doivent saisir de leur côté cette opportunité offerte par le Hirak pour opérer des ajustements démocratiques internes». Selon ce sociologue: «On doit aider l'armée afin qu'elle ne dévie jamais de ses missions constitutionnelles.» Il a fait remarquer que «l'institution militaire, qui est traversée par de lourdes orientations, est beaucoup plus ouverte que les partis politiques de par le haut niveau d'instruction, dont ont bénéficié ses éléments». Pour être en phase avec le retrait définitif de l'armée de la sphère politique, en adoptant le professionnalisme comme unique stratégie, il faut construire un Etat de droit où l'alternance au pouvoir sera garantie», a-t-il soutenu. «Le futur président légitime doit s'imposer, à moyen terme, devant l'administration et l'armée», a-t-il conclu.
Le président du MSP, Abderezzak Makri, a indiqué que «nous soutenons l'institution militaire, mais on refuse son immixtion dans les affaires politiques ou dans la redéfinition des équilibres politiques.» «Il faut qu'elle s'éloigne de la compétition électorale, en restant neutre et impartiale, loin des enchevêtrements des politiques, au risque de voir le consensus des Algériens autour d'elle, voler en éclats», a-t-il prévenu. «Les partis politiques, doivent éviter de se lancer dans la compétition électorale avant l'heure, car le temps est à la recherche du consensus pas autre chose», a-t-il appuyé. «La bande est toujours là, car la politique d'octroi des agréments aux partis politiques, associations et syndicats, demeure tributaire des degrés d'allégeance du demandeur», a-t-il fait savoir. «A défaut de se structurer rapidement, le mouvement pourra aller à sa perte», a-t-il soutenu. A propos des poursuites judiciaire lancées contre certains hommes d'affaires et symboles du régime Bouteflika, il indiquera: «La lutte contre la corruption doit se faire avec des institutions judiciaires indépendantes» Il continue à défendre l'idée d'«un président consensuel, pour remplacer Bensalah, dans le cadre du processus constitutionnel et une large jurisprudence». Ce dernier devrait «mener des pourparlers avec les partis, l'armée et les organisations autonomes de la société civile Faute de consensus, le MSP, «menace de participer à n'importe quelle compétition électorale».

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