CHOIX DES COMPÉTENCES
Sur quels critères?
L´Algérie a-t-elle besoin de ses cadres? Afin de relever le défi du développement, la réponse ne peut être qu´affirmative. Mais eu égard à la réalité des faits, il y a lieu de s´interroger sur les critères auxquels est soumis le poste d´un haut responsable de l´Etat. Aujourd´hui, l´Algérie possède un réservoir de compétences, cela ne fait aucun doute. Hélas! ce réservoir est exploité par les pays développés. Les compétences demeurées au pays, qui en réalité n´ont pas eu la chance de fuir ailleurs, sont écartées, marginalisées, voire expulsées. Il n´y a qu´à voir les représentants des partis politiques lors des échéances électorales pour s´en rendre compte. Rares sont les fois où la compétence et le niveau intellectuel sont les premiers critères dans le choix des candidats. Globalement, ces critères sont mis de côté.
Les partis politiques qui ont présenté leurs différents ministres connaissent bien cette vérité. Nul ne conteste que les partis politiques recèlent, plus au moins, dans leurs rangs des «compétences» qu´on qualifie de perles rares. Sont nombreux les chefs de parti qui affirment et confirment cet état de fait. Alors, on s´interroge, pourquoi ne les mettent-ils pas en avant? Depuis deux décennies ce sont les mêmes têtes et les mêmes visages qui reviennent.
Les partis politiques sont représentés par les mêmes ministres, les mêmes députés qui occupent les têtes de listes et les mêmes qui ont une influence directe au sein des partis. Le seul souci des partis politiques est de rafler le plus grand nombre de portefeuilles ministériels et un grand nombre de sièges dans les deux chambres du Parlement. Encore faut-il que ceux-ci soient à la hauteur des missions qui leur sont imparties et des attentes du pays.... Ils sont convaincus qu´ils renferment un potentiel humain considérable, qu´ils, pour une raison ou une autre, n´exploitent pas. Idem au niveau des autres postes-clés de l´administration.
L´accès à un poste important en Algérie obéit à des raisons que la raison ignore. Avoir seulement des compétences, ne garantit en rien l´accès à un poste de responsabilité. Comme premier résultat de cette marginalisation, les compétences nationales préfèrent chercher un ailleurs meilleur. La Forem vient de rendre publics des chiffres effrayants sur le nombre de «cerveaux» algériens qui ont fui le pays. Ils sont au moins 100.000 cadres! Un réservoir important, qui apporte son savoir et savoir-faire à d´autres pays que le leur.
La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche a publié d´autres chiffres inquiétants. En expliquant les raisons de cette déperdition, la Forem a avancé que ce phénomène est lié à la mal-vie associée à l´absence de civisme et aggravée par la corruption.

- RETRAIT DE CONFIANCE À CHRISTOPHER ROSS
Rabat irrite Washington - ELECTION PRÉSIDENTIELLE D'AUJOURD'HUI ET DEMAIN
L'Egypte, un saut dans l'inconnu? - DEUX KAMIKAZES ARRÊTÉS À SANAA
Le Yémen déterminé à éradiquer Al Qaîda - MOURAD MEDELCI À DOHA
La diplomatie algérienne a frappé fort - MOUNIR BOURAYOU
Un Algérien au concours de la Massia du Barça
- ILS APPELLENT À L'INSTALLATION D'UN GOUVERNEMENT D'UNITÉ NATIONALE
Quatorze partis boycottent le Parlement 3 - ALORS QUE CE PAYS A MANQUÉ DE TACT À L'ÉGARD DE LA DÉPOUILLE DE WARDA
L'Egypte invité d'honneur de la 45e FIA 2 - LE FFS N'EXCLUT PAS UNE ALLIANCE AVEC LE FLN
la caution d'aït ahmed 2 - NUCLÉAIRE IRANIEN
Le chef de l'AIEA à Téhéran 1 - L'AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS À ALGER
«J'ai pris mon café à la Grande-Poste» 1







Réagir à cet article