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MONTÉE DE LA VIOLENCE À LA FRONTIÈRE SUD ALGÉRIENNE

Dix civils maliens tués

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Cette attaque a été perpétrée par les mêmes auteurs de l’enlèvement d’une quarantaine de soldats de l’armée malienne.

La tension ne cesse de monter ces derniers jours dans la bande sahélo-saharienne. En effet, pas moins de dix civils ont trouvé la mort dans le nord du Mali lorsque le camion les transportant a sauté sur une mine déposée par un groupe d´ex-rebelles touareg maliens. C´est ce qu´a annoncé hier le ministère malien de la défense dans un communiqué répercuté par l´AFP. Selon un responsable du gouvernorat de Kidal (nord), le camion de transport qui «venait d´Algérie», a sauté près de la localité de Tinzaouatène, non loin de la frontière entre le Mali et l´Algérie, région où le camion constitue le principal moyen de transport en commun des populations civiles.
Selon le ministère malien de la Défense, cette attaque a été perpétrée par les mêmes auteurs de l´enlèvement, les 26 et 27 août, d´une quarantaine de soldats de l´armée malienne. Ce groupe a été formellement identifié par plusieurs sources comme étant celui de Ibrahim Ag Bahanga. Ce fait a d´ailleurs été confirmé par le chef du mouvement des ex-rebelles touareg du Mali, Iyad Ag Ghaly. Dans une déclaration à l´AFP, ce dernier a affirmé que Ibrahim Ag Bahanga avait reconnu être à l´origine des attaques qui lui été attribuées. «J´ai pu rentrer en contact téléphonique avec lui (Bahanga). Il a pris l´engagement de ne plus attaquer les positions de l´armée et de ne plus tenter d´enlever d´autres militaires», a indiqué, à l´AFP Iyad Ag Ghaly.
Il faut rappeler que Ibrahim Ah Bahanga s´est opposé aux accords d´Alger signés en juillet 2006 par le gouvernement malien et les ex-rebelles touareg. En outre, neuf otages ont été libérés mercredi dernier lors d´une opération de l´armée qui a dépêché des hommes sur le terrain pour secourir une trentaine de soldats demeurant encore aux mains de leurs ravisseurs. «Les forces armées et de sécurité continuent leur mission sur le terrain», a précisé un communiqué du ministère malien de la défense publié, jeudi. Par ailleurs, selon des sources proches du ministère malien des affaires étrangères, l´Algérie joue toutes ses cartes pour contribuer à la libération des otages pris par les rebelles touareg. A noter que ces événements interviennent à quelques jours seulement de l´annonce par le gouvernement malien de la tenue prochaine d´un sommet des chefs d´Etat de la bande saharo-sahélienne sur les problèmes de sécurité. Cette région n´a de cesse d´être le théâtre des affrontement entre l´armée gouvernementale et les rebelles touareg. Certains observateurs n´excluent pas que «des rebelles touareg nigériens soient impliqués dans ces attaques contre l´armée malienne». D´autant que Bamako avait décidé, il y a deux semaines de créer avec le Niger des patrouilles mixtes ayant un droit de poursuite réciproque pour lutter contre l´insécurité transfrontalière. Ce phénomène devient l´une des principales préoccupations des Etats de la région. A cela, on ajoute l´inquiétante progression du terrorisme internationale.
La situation pourrait se compliquer davantage avec la création de la filiale d´Al Qaîda au Maghreb et qui menace, d´ores et déjà d´étendre ses tentacules à travers, non seulement les pays de l´Afrique du nord, mais encore vers les Etats de la bande saharo-sahélienne.

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