TIZI OUZOU
43 faux blessés du Printemps noir devant le juge
L´affaire des faux blessés du Printemps noir continue de défrayer la chronique à Tizi Ouzou. Les accusés ont été présentés lundi dernier devant le juge. Désormais, l´affaire est entre les mains de la justice, notamment le tribunal correctionnel près la cour de justice de Tizi Ouzou. Le procès concerne 49 mis en cause, dont cinq infirmiers. Le principal accusé, un médecin au CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou, est toujours en fuite. Les faits remontent, selon l´arrêt de renvoi, au 26 mars 2006 après la découverte d´une cinquantaine de certificats médicaux signés par un médecin spécialiste du service de neurologie du CHU de Tizi Ouzou. Ces documents, délivrés contre une somme de 300 dinars chacun, ont été délivrés à des personnes qui voulaient prétendre à une pension dans le cadre de l´indemnité octroyée aux victimes des événements du Printemps noir. Ces indemnités ont été décidées dans le cadre «du parachèvement de l´identité nationale», tel que stipulé dans un décret présidentiel signé à cet effet. Lors de leur audition par la juge, les mis en cause ont rejeté en bloc les chefs d´inculpation retenus à leur encontre. Interrogés comme témoins, des médecins du même CHU estiment que tous les «faux blessés» en question n´ont pas été consultés par des médecins du même service surtout lorsqu´il s´agit d´un certificat médical portant la griffe d´un spécialiste et daté de 2002 alors que ce dernier n´a pris fonction qu´en 2004.
L´enquête a permis donc de débusquer une cinquantaine de dossiers de faux blessés déposés à la cellule installée à cet effet, au niveau du siège de la wilaya. A l´issue de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis une peine de deux ans de prison contre les mis en cause.

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