RÉSEAU ROUTIER NATIONAL
Un programme de mise à niveau annoncé
Selon la Gendarmerie nationale, 30% des d’accidents sont provoqués par la dégradation de l’état des routes, alors que le département des travaux publics avance un taux de 3 à 4%.
L´état de nos routes est déplorable. Les voies communales, qui jouent un rôle important dans le désenclavement de la population, représentent 50% du réseau routier national. Cependant, un grand nombre d´entres elles est malheureusement abandonné.
Manque d´entretien et de travaux de réhabilitation, insuffisance, voire même absence de signalisation, d´éclairage sont, entre autres, les anomalies relevées sur certains axes.
Certaines infrastructures sont impraticables et vivent aujourd´hui des problèmes, selon M.Hocine Nessib, directeur des routes au ministère des Travaux publics, intervenant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Chaîne III.
M.Nessib indique que les chemins communaux relèvent des collectivités locales. Or, ajoute-t-il, ces dernières sont endettées et ne disposent pas de moyens techniques pour la mise à niveau des infrastructures routières. L´invité de la Radio souligne dans ce cadre, que les services des travaux publics apportent leur assistance technique aux communes. Les routes constituent, faut-il le noter, l´une des principales causes des accidents de la circulation.
L´adjoint du chef de la cellule de communication au commandement de la Gendarmerie nationale, le commandant Abdelhamid Kerroud, avait évoqué récemment la part de responsabilité du mauvais état de certaines routes, le manque d´éclairage et de signalisation dans la recrudescence du nombre des accidents routiers.
Selon les chiffres de la Gendarmerie nationale, 30% des accidents sont provoqués par la dégradation de l´état des routes. Toutefois, selon des statistiques officielles du département des travaux publics, il en ressort un taux beaucoup moins important soit 3 à 4%.
Encore une fois donc, on relève le cafouillage des statistiques entre deux institutions nationales sur un fléau qui coûte la vie à des milliers de personnes et cause des handicaps à des milliers d´autres tous les ans.
Il faut noter, par ailleurs, que des efforts considérables ont été déployés par les pouvoirs publics pour mieux aménager nos routes et en réaliser d´autres.
D´ailleurs, un vaste programme, indique M.Nessib, est annoncé pour la suppression des points noirs au nombre de 350 et constituant une source d´accidents. Selon un responsable au niveau du département de Amar Ghoul, la mise à niveau ne touchera pas uniquement les états des surfaces des routes. Elle touchera également la signalisation à travers l´installation de 86.000 panneaux, de 650km de glissières de sécurité et le marquage routier de 75.000km.
«C´est une opération d´envergure qui sera lancée. Un programme qui permettra d´atteindre les standards internationaux», estime M.Nessib et d´ajouter que «la configuration du réseau routier algérien va connaître ainsi un bouleversement profond».

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